Anciens « Edito »

Indépendance?

Le 12 juin les Philippines fêtent le « Jour de l’Indépendance ». Non pas de celle qui leur a été « accordée » par les États-Unis, en 1946, mais de la république qu’ils avaient choisi de constituer en 1898, après s’être libérés des Espagnols. Une libération qui n’avaient pas été du goût de leurs « alliés » d’outre-Atlantique, qui entreprirent aussitôt une guerre meurtrière contre cette jeune république, aux motifs qu’ils venaient lui apporter la « civilisation » et le « christianisme », ignorant que les Espagnols l’y avaient installé depuis 300 ans! Mais tout ce qui n’est pas « Wasp » ( White, anglo-saxon, protestant ) est, bien, sûr, à proscrire! Les Philippins ne se laissèrent pas faire. Bien que très mal armés, abandonnés de tous, ils livrèrent bataille durant quatre ans, à un ennemi impitoyable et sans scrupules. Considérés tout au plus comme des « indiens », aucune avanie ne leur fut épargnée: massacres indistincts, viols, tortures, pillages… Pour en finir, tactique de la « terre brûlée » avec déportation de la population dans des « camps de concentration » où la maladie et la malnutrition feront aussi des milliers de victimes. L’un d’entre leurs officiers n’hésitera pas à écrire qu’il était dommage que les Philippins soient trop nombreux pour pouvoir être purement et simplement éliminés! Après la mort de leurs généraux del Pilar (immensément populaire) et Luna (diplômé de notre École Militaire), et la « capture » du général Aguinaldo (premier Président), la résistance opiniâtre du général Miguel Malvar ne cessera finalement, en 1903, que pour épargner à la population la continuation d’une lutte qui apparaissait de plus en plus désespérée et finalement, sans objet. D’autant que beaucoup des anciens « héros »  s’étaient entre-temps laisser corrompre par des offres d’argent, de terres et autres, irrésistibles… Malvar, lui, retournera à sa ferme, refusant toutes les propositions américaines, et y mourra en 1911. Cette (peu) glorieuse « opération de police » a coûté – au minimum – plus de 250.000 morts CIVILS innocents: hommes, femmes et même enfants de tous âges, abattus par représailles ou au cours d’opérations dites « de pacification ». On ne compte pas non plus les animaux domestiques – buffles, chiens, chats … – eux aussi massacrés, victimes de la « furie américaine ». Et aucun comptage n’a été non plus effectué pour les « militaires » philippins.

Mais cela ne concernait que le Nord et le centre de l’archipel! Au sud, à Mindanao et à Sulu – ou régnait un sultan – les américains avaient fait des promesses et des cadeaux, pour gagner la neutralité des populations majoritairement musulmanes, leur laissant espérer une indépendance aussitôt qu’ils auraient pu régler le compte des « mécréants ». Mais dès la paix assurée au Nord, les troupes disponibles s’abattirent sur le sud. Là aussi ce fut une lutte désespérée entre des soldats lourdement équipés, et bénéficiant de leurs expériences dans leur lutte précédente, et des guerriers armés d’arcs, de flèches, de pétoires à charger par la gueule, de bolos (genre de coutelas) et de parangs (version orientale du sabre). Le Sultan de Sulu, un peu mieux pourvu et doté d’une armée « régulière », verra sa capitale Jolo, bombardée par la marine. En 1912 la zone était « pacifiée » et les américains offraient une médaille à leurs « combattants ». Pas vraiment pacifiée, mais le nombre des opposants y avait été tellement réduit que leurs actions étaient devenues insignifiantes…

Après la Première Guerre mondiale, les Américains vont former un « Commonwealth »  avec les Philippines, sous un gouvernement fantoche peuplé d’hommes à leur solde. On ne parlait évidemment d’indépendance que comme d’une possibilité très lointaine… L’invasion japonaise va tout remettre en question. La résistance philippine s’avéra beaucoup plus efficace que prévu, la reconquête coûta très cher ( la vieille ville de Manille, intra-muros, sera pratiquement rasée ), et il devenait très difficile d’y maintenir un système colonial alors que l’on prêchait la décolonisation partout ailleurs! Donc les Philippines deviennent « indépendantes »… mais leur défense est toujours assumée par  les États-Unis! Et leurs « élites » sont, bien sûr, toujours les mêmes.

Après un épisode « dictatorial », les Philippins vont s’illusionner sous les effets du « people power » qui va renverser la dictature. On mettra dehors les Américains, et leurs bases génératrices de lupanars. Mais, en fait, les mêmes « familles » vont continuer à diriger le pays et à le mettre en coupe réglée. Quand, en 1998, le Président Estrada est élu et qu’il tient des propos un peu trop « socialistes », alors qu’il n’appartient pas directement à leur clique, il est très vite écarté. Et la ronde continue… Jusqu’à ce qu’un outsider, Rodrigo Duterte, renverse toutes les prédictions. Quel scandale! Le Parti « libéral » (qui n’a de libéral que le nom) ne va négliger aucune piste pour obtenir sa révocation: accusations sans fondement, faux témoins, allégations de toutes sortes, combat parlementaire au Sénat… Une station TV, propriété d’un magnat membre de cette coterie, va même jusqu’à diffuser largement les « errements » présidentiels, mettant en exergue son langage trop cru, ses opinions « communistes », ses ordres allant à l’encontre des « droits de l’homme », son anti-américanisme… Mais cela n’y fait rien: le peuple a choisi son leader et lui reste attaché. Car il a compris qu’il n’agit que pour le bien de tous les Philippins, pour le progrès social, pour une reprise de l’économie par une classe plus large, pour la fin du véritable esclavage auquel doivent se soumettre les moins favorisés pour obtenir un travail « outre-mer » où ils sont honteusement exploités! Et l’Europe, au lieu de se réjouir du vrai libéralisme  qu’il personnifie, se contente de le diaboliser parce qu’il ne veut pas marcher sur les traces de ses prédécesseurs, parce qu’il ne veut plus que son pays soit une colonie de « junkies », parce qu’il ne veut plus qu’il soit un mendiant, mais qu’il puisse retrouver la place honorable qui lui est normalement due. Mais que veut dire « indépendance » à ces états « démocratiques » qui ont, sans hésitations, abandonnés la jeune république des Philippines dès sa naissance en 1898?

Juin 12, 2017

 

Mais où est notre bon sens?

C’est une bonne question, que l’on se pose en écoutant les ténors syndicaux de la gauche agissante clamer à leurs militants  subjugués: « Il nous faut faire tomber ce gouvernement de merde »… Des mots qui pèsent de tout leur poids dans un contexte de malaise social, aggravé par des actions irresponsables et, apparemment irréfléchies. La FGTB, qui se positionne une fois de plus comme leader autoproclamé des forces du travail, veut en découdre avec ce gouvernement « de droite », à n’importe quel prix, dans le vain espoir de ramener les partis socialistes au pouvoir. Vain espoir, car se rendent-ils compte qu’ils ont creusé et approfondi eux-même le fossé séparant le nord et le sud du pays, et qu’un tel scénario n’est plus envisageable pour les habitants du Nord? Ou est-ce une entreprise très soigneusement concertée?

Marc Goblet, grand-prêtre des organisation wallonnes, n’avait que trois ans quand sa fédération déclencha la grève générale de 1960-61, et n’en a donc aucun souvenir personnel. C’est dommage, car cela aurait pu, par des leçons pratiques, lui apporter un peu de sagesse et de retenue. En effet, dans les remous des suites de l’abandon du Congo, après six semaines de paralysie des services publics, de plus de 300 manifestations dont certaines violentes, la destruction de la « nouvelle » gare des Guillemins à Liège, le sabotages de nombreuses voies de chemin de fer avec déraillage  d’un train, entraînant des interventions musclées de l’armée et de la gendarmerie, et quatre morts et des dizaines de blessés par balles ou jets d’objets divers, les syndicats n’ont RIEN obtenu. Leurs caisses furent vidées, à tel point que beaucoup de grévistes n’ont d’ailleurs pu être indemnisés! Ce fut le plus grand « flop » de l’histoire syndicale! Mais entre-temps André Renard et ses amis du Rassemblement wallon réclamèrent « l’autonomie » de la Wallonie, ce qui ranima les idées indépendantistes en Flandres. Là d’ailleurs la grève générale ne dura que quelques jours, juste assez pour que les gens se rendent compte qu’elle ne servirait à rien qu’à empoisonner la vie de toute la population, et pas celle des politiciens qui n’en avaient cure!

Aujourd’hui on veut « remettre ça », pour « faire tomber le gouvernement Michel »! Mais que pourrait-on installer à sa place? Ni le PS, ni le PTB ne seront acceptés comme partenaires par les grands partis flamands! Le cDH ne voudra pas travailler avec la N-VA! La composition d’un gouvernement fédéral mènera à une nouvelle impasse ou à des tractations pour des mois. Il faudra donc organiser de nouvelles élections, mais qui pourrait prétendre y gagner? Pas même les syndicats, car les mesures prises par le gouvernement Michel – qui assurera les affaires courantes – ne seront pas rapportées. Même si le PS peut espérer renforcer sa position – ce qui n’est absolument pas démontré vu la concurrence du PTB – il ne représenterait éventuellement guère plus que 27 % en Région wallonne! Considérant l’ensemble  de la population belge, même pas 15 %. Et il prétendrait diriger le pays? Orienter sa politique? C’était le rêve éveillé des marxistes du siècle dernier, et les nôtres n’ont toujours pas compris que les temps ont changés, que même la Russie a rejeté le communisme, et que la dialectique douteuse n’est plus suffisante pour manipuler des masses scolarisées adeptes de l’internet! De toute façon, les partis flamands, majoritaires,  pourraient en profiter pour transformer le gouvernement fédéral en potiche, le Roi en plante décorative, et laisser la Wallonie se noyer dans un marécage social dont elle ne pourrait plus se sortir. A moins que l’on assiste à un éclatement de la Belgique, Liège, Namur, Hainaut et Brabant wallon ralliant la France, Luxembourg et les cantons de l’Est le Grand-Duché, Bruxelles et la Flandre restant seules « belges » légalement reconnus, à moins qu’elles choisissent aussi un destin particulier! Quel tableau!

A partir du moment où des forces syndicales veulent jouer aux partis politiques et décider si un gouvernement doit ou non tomber, on ne respecte plus la démocratie. Dans un pays dont les services publics ont été politiquement noyautés depuis un demi-siècle, toutes les « aventures » sont possibles. Alors faut-il s’attendre au pire ou faire confiance au traditionnel « bon sens belge »? Mais ne nous a-t-il pas finalement lui aussi déserté?

Mai 31, 2016

On ne peut plus…

On ne peut plus! C’est, semble-t-il, devenu le mot d’ordre général de la conduite dans notre Europe « unie ». On ne peut plus, ou en tout cas, plus grand-chose… à part dire « amen » à tout ce que nous débitent nos politiques, avec ou sans propos.  Surtout, ne pas émettre la moindre critique ou observation quant à ce que nous pensons, NOUS, du contenu ou de l’objet de leurs discours, si l’on ne veut pas être poursuivi en Justice, avec une incroyable célérité dans le contexte général des retards qui affectent les autres affaires. Car on ne peut plus! C’est clair et net! Même si cela constitue une indéniable infraction au principe de la liberté de pensée et d’expression que nous garantit – sur papier – notre Constitution.

C’est ainsi qu’on ne peut plus élever nos enfants comme nous le désirons, nos politiciens sachant bien mieux que nous comment les armer pour le futur, en leur supprimant toute contradiction, en les persuadant que tout leur est du, puisque nous avons eu le culot de les mettre au monde sans leur demander leur avis! Et donc en nous interdisant de les corriger le cas échéant, puisqu’ils sont supposés ne pas faire d’erreur dans le cadre de leur monde égocentrique… Pour ceux qui n’auraient pas compris, la police et la Justice se chargeront de leur remettre les idées en place sur simple dénonciation de leurs « victimes », de leurs professeurs, de leurs voisins… et sans retard judiciaire! Une presse heureuse de pouvoir se déchainer librement sur ce type de sujet les qualifiera de « tortionnaire », « bourreau », voire de pédophile…! Ce sera pour ces gens la honte, le divorce, la perte de l’emploi ou de la clientèle, plus que probablement la prison, puis la rue, pratiquement sans espoir de rédemption! C’est normal, car on ne peut plus!

Plus question non plus de parler de votre voisin « nègre » (expression indubitablement raciste), « noir », « jaune » ou « bronzé ». La couleur ne peut plus être, en aucune façon, un moyen de distinguer un homme d’un autre, sauf peut-être le « blanc », symbole de la colonisation, de l’esclavagisme, du racisme, de tous les maux qui ont affectés tous les états non-européens! S’il est vrai que les européens ont été les vecteurs de beaucoup d’indignités dans le monde, il ne faut cependant pas ignorer volontairement certaines vérités historiques indéniables! Par exemple, ce sont des nord-africains qui ont, durant des siècles, raflés les populations des rivages de la Méditerranée pour les réduire en esclavage, et cela concernait annuellement des dizaines de milliers de personnes! Les états concernés par les profits de cette traite ont-ils jamais présenté des « excuses » à l’Espagne, à la France, à la Grèce, à l’Italie… et j’en passe? Autre exemple: on nous rebat les oreilles avec les « méfaits » des Belges au Congo, mais on ignore inexplicablement que c’est Léopold II qui a ordonné et financé les campagnes anti-esclavagistes qui ont libéré ce territoire des saignées brutales que lui imposaient des « commerçants » de Zanzibar… Aujourd’hui on a vandalisé le monument rappelant ces faits, érigé dans le Parc du Cinquantenaire à Bruxelles et il est même question de le démolir..! Et on n’en parle plus dans les écoles…. Car on ne peut plus!

Il n’est non plus toléré que l’on soit un amateur d’armes anciennes ou « modernes », sous peine d’être considéré comme un terroriste virtuel ou un tueur raciste! Déjà, en 2006, suite à l’acte isolé d’un déséquilibré, une règlementation a tenté de désarmer complètement la population belge, oubliant que les armes concernées avaient été achetées légalement, en payant la TVA et autres taxes exigées à l’époque, et que demander leur abandon gratuit constituait un acte de spoliation. Mais qu’à cela ne tienne: des dizaines de milliers d’entre elles sont passées dans les fours des cimenteries  avant que le Conseil d’État corrige certaines outrances. Et aucun de nos « représentants » n’ont pipé mot, sauf Mme Galant, face à ce mépris des droits qui nous avaient été accordés depuis le moyen-âge! Puis ce fut le tour des « armes de collection », sous prétexte de l’affaire Amrani et de la fusillade de Liège… exécutée avec des armes de guerre actuelles provenant du marché noir! Mais les ministres concernées ne savaient probablement pas comment camoufler la bourde de leurs services ayant laissé courir l’individu en question sans, au minimum,  saisir son impressionnant arsenal illégal! Alors, des armes, en posséder ou même en parler, on ne peut plus!

Ne dites surtout pas un mot de la religion de votre voisin, quelle qu’elle soit! Même s’il en affiche publiquement ses symboles, même s’il affecte de ne pas respecter nos lois considérées comme contraire à ses principes ou à « la volonté de Dieu ». Ne dites pas un mot, ne faites pas un geste, cédez lui le haut du trottoir quand il passe dans la rue: demain ses nombreux enfants seront peut-être responsables de l’ordre dans votre quartier, et comme vous seriez connu pour être un incroyant, voire un athée, vous apprendrez à vos dépens le prix de votre refus de vous soumettre à leur conception des lois. En attendant, soyez heureux de pouvoir continuer à pratiquer votre propre religion, fréquenter votre propre église ou temple, ou de vous distraire dans votre café, bar, night-club habituel, en y dégustant votre bière ou alcool favori, car tout cela n’aura plus qu’un temps. Un jour ou l’autre on nous dira qu’on ne peut plus!

Aujourd’hui nous devons faire face à ce flot intarissable de « réfugiés » issus d’Afrique et du Moyen-Orient. Un mouvement dont nos principes démocratiques nous empêchent de nous défendre. Mais soyons clairs: si les populations de Syrie et d’Irak peuvent sans conteste être considérées comme « réfugiées », il se mélange à leur foule des gens qui n’ont aucune raison de fuir, mais beaucoup de venir chez nous dans des buts pas toujours très amicaux. Que l’on renforce les contrôles aux frontières de l’Union peut donc parfaitement s’expliquer. Mais on aurait pu les éviter si, pour des raisons qui n’avaient rien à voir avec les intérêts de l’Europe, certains de nos voisins ne s’étaient pas crus obligés de détruire le système politique de la Libye, même s’il n’était pas des plus sympathique. En attendant,  si cette masse de migrants vous donne la chair de poule, ne dites rien! Donner l’impression d’être contre l’arrivée de ces gens, pauvres ou pas, on ne peut plus!

Mais peut-être vous en ais-je imprudemment déjà trop dit? C’est que, dans nos « démocraties », on ne sait plus vraiment quand on ne peut plus!

Septembre 15, 2015

Oceano nox …

Les peuples européens pleurent aujourd’hui sur le sort des pauvres Grecs, aux quels les autorités européennes demandent des efforts incommensurables pour remplir leurs obligations. Et c’est vrai que ces victimes – volontaires – d’un système politique qui les a exploités à ses propres fins peuvent nous paraitre sympathiques. Mais… mais… il faut aussi considérer l’envers du décor! Car, finalement, que savons-nous réellement de la  Grèce et de sa crise économique surprenante? Mis à part, bien sûr, les informations que nous instillent les médias subventionnés? Comment ce berceau de la démocratie a-t-il pu en arriver à se présenter sans honte comme un mendiant barateur?

Il est parfois intéressant de revivre un peu d’histoire pour resituer les évènements. Avant la Première Guerre mondiale, ce pays a été impliqué dans les diverses « Guerres des Balkans », ce qui n’a en rien amélioré son économie, même s’il a pu y gagner quelques territoires tout aussi pauvres que lui. Puis arrive 1914, et un nouveau conflit, dans lequel le roi Constantin I tente de maintenir la neutralité du pays déjà exsangue. Mais les alliés – principalement les Français – ne l’entendent pas de cette oreille: des zones du pays sont militairement occupées et un gouvernement fantoche « républicain » est créé à Thessalonique sous l’égide de Venzelos. En 1917, sur ultimatum de la France, le roi est forcé d’abdiquer en faveur de son fils Alexandre I, et le pays se joint officiellement aux Alliés. Être du « bon côté » lui permet une fois de plus de gagner des territoires, qu’il perdra bientôt dans son conflit avec la Turquie de Mustafa Kemal, en 1923. Entre-temps nouveaux rebondissements: le roi Alexandre I décède accidentellement en 1920, le nationaliste Venizelos est renversé, et le roi Constantin I revient et reprend le pouvoir! Pas pour longtemps, car l’armée vaincue en Anatolie organise un coup d’état et Constantin II, qui avait succédé à son père, doit aussi partir en exil. La république est proclamée en 1924 mais, après une série de coups d’état militaires, s’effondre en 1935 et un référendum rappelle le roi Constantin II. Inutile de dire que l’économie est en ruine et que la Grèce est incapable d’absorber le million et demi de réfugiés provenant des territoires perdus en Turquie et qu’elle a bien du accueillir!(*)

Les clivages sociaux se sont malheureusement renforcés et en 1936 un coup d’état du général Metaxas instaure une dictature avec l’approbation du roi. C’est donc une Grèce déjà très fragilisée qui soutient victorieusement l’attaque des Italiens en 1941, mais succombe sous l’assaut conjugué des Allemands et des Bulgares. La guerre va ranimer toutes les rancœurs, et quatre camps s’affrontent: les « Kollabos » et les résistants « nationalistes », « monarchistes » et « communistes ». Les Anglais, débarqués dans le pays, auront fort à faire pour essayer de maintenir un semblent de paix entre ces groupes.Les élections organisées en mars 1946 donnent la victoire aux monarchistes, mais les communistes n’en veulent pas et déclenchent une guerre civile qui ne se conclura qu’avec leur écrasement en 1949. Le roi Paul I – Constantin II est décédé en 1947 – peut enfin régner dans son royaume. La Grèce a récupéré la Crète et les iles du Dodécanèse cédées par l’Italie, et profite largement du Plan Marshall – le vrai, pas celui de la Wallonie – pour tenter sa reconstruction. Tout va plus ou moins bien jusqu’en 1967 et le coup d’état militaire des « colonels » qui entraine le départ de la famille royale, et sept ans plus tard une nouvelle instauration d’une république.

Est-ce ce semblant de retour à la normale qui a convaincu les responsable de l’Union européenne de l’époque d’accepter la candidature de ce pays, effective pour 1981? Un simple coup d’œil sur son histoire politico-sociale aurait du cependant leur apprendre que la stabilité n’y a jamais été qu’un faux semblant incapable de survivre à plus de dix ans de paix! Et qu’il y avait donc lieu d’être extrêmement critique quant aux bilans présentés de sa situation économique. Alors il est difficile de ne pas croire certains des arguments de ceux qui prétendent aujourd’hui qu’il y a eu « préméditation » de la part de certains « groupes » européens prévoyant l’éclatement inévitable de la crise actuelle. D’autant qu’il apparait que les dettes de la Grèce sont principalement dues à des banques privées, et que les aides européennes servent en premier lieu à remplir les caisses de celles-ci. Finalement, le problème qui se pose aujourd’hui est-il de sauver la démocratie grecque, ou d’enrichir une coterie d’établissements privés qui ont prêté de l’argent en sachant très bien qu’il ne pourrait être remboursé par les intéressés, mais que l’U.E. payerait pour sauver son système? Et cela s’avèrera-t-il une aide efficace et véritable pour ce peuple qui n’a plus que sa fierté nationale pour l’aider encore à brandir son drapeau?

Juillet 4, 2015

(*) La Turquie, déjà bien entrainée par le génocide des Arméniens, va en reprendre les grandes lignes vis-à-vis des Grecs établis depuis des générations en Ionie (région de Smyrne / Izmir) et en Thessalie.

Einstein s’est trompé!

Il fallait s’en douter: Einstein avait tout faux quand il nous affirmait que « tout est relatif »! C’était trop simple, trop scientifique, bref inacceptable! Cela nous a été démontré récemment pas un aréopage de politiciens francophones déchaînés, absolument désireux de nous convaincre que le terme « relatif » était une forme illégale et punissable d’aggravation de ce qu’il est censé qualifier… Et de prendre en exemple une déclaration de Mr Bart De Wever parlant d’un « racisme relatif ». On peut penser ce qu’on veut du racisme, mais il faudrait d’abord ne pas tirer ces deux mots de leur contexte. Ensuite se rappeler que « racisme » s’applique en matière de discrimination vis-à-vis de personnes d’autres races, et non d’autres folklores ou religions! Donc, par exemple, si un Flamand dit « Sale Wallon », il est raciste, mais si le Wallon dit « Sale calotin », c’est seulement un imbécile! En fait Mr De Wever a fait l’erreur – il l’a d’ailleurs reconnu – d’avoir ciblé son discours sur une seule communauté, donnée en (mauvais) exemple. D’autant que le racisme ne doit pas se considérer dans un seul sens: ce serait un peu trop facile et extrêmement injuste. Or il faut bien reconnaître que nos médias ne soulèvent ces problèmes que dans certains cas, sinon pratiquement toujours au détriment des « indigènes »… Soyons clairs: le « racisme » anti-Belge existe aussi, mais dans la mesure ou il s’exprime dans des communautés fermées et dans des langages incompréhensibles à la plupart des autres, il n’apparaît pas clairement.Et puis il ne serait sans doute pas « politiquement correct » de le faire connaître à la population…

Mais alors que pourrait-on qualifier de « racisme relatif »? C’est sans doute celui qui ne considère pas TOUS les membres d’une même ou d’autres communautés, comme non fréquentables. Un système de considération évolutif et sélectif. Un concept que la gauche traditionnelle se refuse à considérer comme acceptable, d’où les glapissements que nous avons été condamnés à subir dans nos médias. Mais ce pourrait être, je le crains, le système correspondant à l’état d’esprit d’une majorité de Belges! Il serait intéressant de lancer un sondage pour en savoir plus, mais qui oserait l’entreprendre sans se faire poursuivre sous l’un ou l’autre prétexte par l’un ou l’autre groupe ou parti? Curieuse situation dans un pays dont la Constitution garantit la liberté d’expression!

Par contre, nos politiciens francophones, dans leur désir effréné « d’abattre » un adversaire politique, peut-être trop populaire ou populiste, en sont arrivés à ignorer volontairement la signification même de mots de leur propre langue, parce que ceux-ci ne pouvaient servir à leurs desseins. C’est ce qui les a amenés, par exemple, à prohiber l’usage du « relatif » en ce qui concerne un principe qu’ils considèrent comme un monolithe, parce qu’inscrit dans le fondement même de leurs nouveaux statuts politiques. Mais ce faisant ils oublient que d’autres principes, eux, s’appliquant aussi à eux, ne sont pas considérés sous le même angle par la majorité de la population. Par exemple, qu’ils sont souvent aimés ou élus parce que considérés comme « relativement » honnêtes… Ou « relativement » actifs dans l’intérêt de tous… Ou « relativement » jeunes… Ou… c’est qu’il y en a des exemples! Alors s’ils veulent que nous supprimions ces qualificatifs prohibés, il est à craindre qu’ils devraient très bientôt chercher un autre moyen de gagner leurs vies! A moins qu’ils soient certains, car nous n’en sommes pas loin, de pouvoir bientôt mettre en œuvre une « police de la pensée » telle qu’imaginée par Georges Orwell dans son immortel – et combien prophétique – « 1984 ». D’autant que par le biais de l’inénarrable « Fédération Wallonie-Bruxelles » ils peuvent, via leur contrôle absolu de l’enseignement, réformer tout ce qu’ils veulent dans la pratique de l’orthographe et de la rédaction…

Verrons-nous Einstein bientôt mis au ban de notre enseignement, car propagateur de fausses conceptions idéologiques?

Avril, 9  2015

Déraillages

Cette année 2015, année « de tous les changements » comme le prétendaient certains, a commencé triomphalement par les déraillages sensationnels de la S.N.C.B., l’inénarrable compagnie nationale des chemins de fer belges! Déraillages, car il apparaît de plus en plus clairement que les dirigeants et les politiques, chargés de la gestion de ce qui est logiquement un « service public d’État », ont perdu tout sens de la mesure en ce qui concerne la tâche qui leur est confiée et le sens des paroles qu’ils prononcent pour chercher à s’en justifier, que ce soit vis-à-vis du public ou du Parlement.

Soyons clairs: dans le cadre d’un « service public » un chemin de fer est un transport de masse, destiné à permettre aux citoyens – tous les citoyens –  de se déplacer et le prix du billet réclamé pour ce transport ne doit être qu’une quote-part, aussi modeste que possible, de son coût réel. Cela c’est l’esprit de l’entreprise. Mais entre l’esprit et la matière se creuse souvent un fossé, dont la largeur et la profondeur varient suivant la politique des acteurs auxquels ont été confiés les clés de la réalisation.

Il est souvent fait référence, non par nostalgie mais par comparaison, au temps des machines à vapeur, quand les trains étaient toujours à l’heure. On nous rétorque qu’il y en avait moins qu’aujourd’hui et que la situation n’était pas la même. Un argument d’un non-sens avéré, car à cette même époque la Belgique possédait le réseau ferré le plus dense du monde, et sa gestion était entièrement manuelle, depuis les aiguillages en passant par les signaux et jusqu’aux locomotives. TOUT était le fait d’un personnel QUALIFIE et DÉVOUÉ au service du public. Et tout fonctionnait bien à la satisfaction de tous. Le chemin de fer assurait aussi une part considérable de l’économie nationale par la construction et la conception de locomotives, wagons et autres accessoires, produits en Belgique.

Puis est venu le temps de l’électrification et tout a changé… en pire! D’abord la direction de l’entreprise, jugée « trop passéiste », voire « paternaliste », a été reprise en mains par les politiques. Il était évident que des politiciens étaient plus qualifiés que des techniciens pour gérer un système de transport! Puis, petit à petit, au fur et à mesure de l’extension des caténaires, on a vu disparaître des quais – où ils faisaient « mauvais genre » – les chauffeurs et conducteurs-mécaniciens aux salopettes graisseuses. Sur les lignes on a pu supprimer aussi les blocs d’aiguillages et signaux et les passages à niveau, avec tout leur personnel devenu inutile grâce à l’automatisation. Comme les syndicats n’approuvaient pas le dégraissage de la société, on les a remplacés par des technico-administratifs à l’utilité ou à la compétence souvent qualifiées par leurs recommandations politiques ou syndicales… Il faut aussi resituer ces événements dans le temps: nous sommes aux lendemains des grandes grèves de 1960…! Une époque où une partie du monde politique s’est convertie à « l’américanisme » et au « tout-à-la-voiture-vache-à-lait »! Donc on supprime les petites lignes jugées – sur des critères subjectifs – « non rentables », sans tenir compte de l’avis des usagers ni des communes, et on ne voit plus le chemin de fer que comme une sorte de grand circuit-jouet dont l’existence permet avant tout de distribuer sinécures et prébendes… La société a poursuivi sur cette voie, devenant au cours des années une véritable « armée sud-américaine », où des décisions importantes ne sont plus prises par des gens ayant une connaissance du terrain, mais par des théoriciens gavés de prospectus généreusement distribués par des lobbies dont on ne connaît que trop les motivations! C’est ainsi que si jusqu’aux années ’70 le matériel  roulant était encore compatible, il s’est tellement diversifié depuis, qu’un conducteur doit disposer aujourd’hui de cinq agréations différentes pour pouvoir utiliser toutes les machines! Et qu’en cas de panne d’un train, il est pratiquement impossible d’envoyer une « machine haut-le-pied » pour le déplacer!

Dernièrement, au cours d’émissions télévisées, des « porte-parole » de la SNCB se sont efforcer à nous convaincre que la grande responsable des retards des trains était la Gare centrale à Bruxelles! Ils ont oublié que cette situation provient du fait que cette gare a été conçue dans une tout autre optique que la gestion du réseau actuel. Lors de sa création, elle ne comprenait que CINQ voies pour la SNCB et une voie pour la SABENA (actuelle voie 1). Les trains LOCAUX n’étaient pas supposés y passer, s’arrêtant aux stations Nord et Midi, ou transitant éventuellement par la rocade Ouest. Seules les grandes lignes et les internationaux devaient utiliser la Jonction, avec des  tracteurs électriques spéciaux, car les express étaient encore tirés par des Pacific, Mallet et autres machines à vapeur dont les fumées auraient incommodés les usagers et endommagé la voûte. La gare était surtout destinée aux touristes et comprenait même des bains publics! A l’époque encore la « Sortie Centre » (aujourd’hui Galerie Horta) était aussi l’entrée monumentale de la gare, à deux pas de la Grand-Place et des hôtels de luxe du centre-ville. Mais les syndicats n’acceptaient pas cette affectation de la Gare centrale à une « clientèle de luxe » qui « insultait » la classe laborieuse »! TOUS les trains devaient donc passer par la Jonction! La SNCB, menacée de grèves à répétition, va plier: les commerces seront fermés, mis en faillites, la sortie « Centre » fermée et les quais livrés aux hordes de navetteurs… Les haltes « Congrès » et « Chapelle » vont aussi, au fil des années, succomber sous la pression d’un trafic trop important pour ce tunnel trop petit, malgré la récupération de la voie 1 avec la liquidation de la SABENA.

Autre découverte due aux émissions télévisées: le fameux plan de transport attribué à Monsieur Cornu était en réalité en cours d’étude DEPUIS QUATRE ANS par des « techniciens » de la SNCB! Alors qu’il existe des logiciels très performants pour ce genre d’exercice, notamment chez nos voisins français, allemands et hollandais,  chez nous tout aurait été concocté « à la main » par des fonctionnaires… Serait-ce par peur de vexer tous ces collaborateurs que l’on prétend ne rien pouvoir songer à changer avant 2017?

En fait, si l’on veut éviter de prochains déraillages, à commencer par une régionalisation et une privatisation du rail, il serait peut être temps de revoir en profondeur les statuts de la SNCB et son organigramme. Dans cette société il y a trop d’administrateurs, de directeurs, de « chefs » et de « responsables », trop de « fonctionnaires statutaires » et trop d’incompétents qu’on ne peut « virer » pour des raisons qui n’ont rien à voir avec une saine gestion… Il n’y a surtout pas assez de vision d’avenir ni de conscience des gaspillages de l’argent public investi à fonds perdus… Il y a aussi un manque total de communication honnête avec le public et de visibilité quant à ce qui se passe dans cette nébuleuse. Ce ne sont pas les mesures économiques du gouvernement fédéral qui résoudront les problèmes: ce sont des décisions drastiques qui exigeront un courage politique qu’on a perdu l’habitude de trouver chez nos « représentants ». Mais peut-être, en cette année « spéciale »,  les choses se décideront-elles à changer?

Février 10, 2015

Faire la grève?

La mise en place du gouvernement Michel a suscité un tollé général des « forces de gauche », exclues du pouvoir après vingt-cinq ans d’inaction et de profit des deniers publics. Nous n’allons pas ici rappeler les multiples acrobaties auxquelles elles se sont livrées pour y parvenir, mais bien le fait que la plupart des « acquits sociaux » dont elles se glorifient ont été obtenus par leurs parents et grand-parents, et certainement pas par elles! Mais revenons à leurs glapissements actuels, à leurs « actions » pour amener la coalition « de droite » à cesser de programmer un « holocauste social », à faire payer par le monde du travail le prix de la « crise » et, si possible, à démissionner et à disparaître pour laisser la place aux « sauveurs du peuple »…! Glapissements, car on ne peut qualifier autrement les cris d’orfraies accueillant les mandataires N-VA considérés comme « kollaborateurs », racistes, et j’en passe et des meilleurs, tout cela accompagnés par des mimiques et gesticulations dignes des comiques des années ’50. Comme le public a rapidement compris que ce n’était qu’un mauvais guignol, il a bien fallut envisager des actions plus sérieuses, la préférée des syndicats – « bras armés » des partis politiques – étant la grève.

La grève présente de nombreux avantages pour ses organisateurs: elle ne leur coûte pas cher (quand elle ne dure pas trop longtemps), empoisonne la vie de milliers de gens innocents, permet à certains de prononcer des discours « musclés » à la TV et de faire croire au public qu’elle est une manifestation « populaire ». En réalité elle coûte TRÈS cher à tout le monde, et surtout à ceux qui ne sont pas directement concernés, provoque souvent des dégâts importants non seulement au domaine public, mais aussi à des biens privés ( pour la plupart non remboursés ni par les assurances, ni par les syndicats « irresponsables » ), et cause souvent d’importantes disruptions de la vie économique, tout en mettant à mal l’image du pays, de la région, vis-à-vis des investisseurs actuels et potentiels. En fait, la grève, quand elle ne poursuit pas un but social évident et incontestable, est le meilleur moyen de ruiner un avenir qui, dans des circonstances normales, n’était déjà pas rose… Quand elle est « générale » et dirigée contre un gouvernement qui se considère comme « droit dans ses bottes », elle est condamnée à l’échec, à la ruine de ses organisateurs – qui doivent indemniser leurs membres – et des participants dont les revenus familiaux vont s’effondrer, et de multiples entreprises conduites à la faillite par la paralysie du marché, avec les licenciements secs qui en résulteront. Chez nous, où les syndicats ne disposent pas de la personnalité juridique,  l’absence de responsabilité légale rend la manœuvre attrayante malgré tous ces  points négatifs. Ils devraient pourtant se souvenir des résultats de leurs actions « historiques », comme les grèves insurrectionnelles de la Question royale dans les années ’50 – qui n’ont pas empêché le retour du Roi – de la lutte contre la « Loi Unique » en 1960 – qui a cependant été appliquée – qui ont ruiné les syndicats et paralysés d’autres actions nettement plus socialement intéressantes mais pour lesquelles ils n’avaient plus d’argent! Et pourtant, à l’époque ils pouvaient compter sur une armée de « durs »: les gars des charbonnages, de la métallurgie, les dockers… Mais de tous ces mondes il ne reste que les derniers, beaucoup moins nombreux, les autres ayant disparus au rythme des liquidations, restructurations et délocalisations… ou ayant atteint l’âge de la pension!

Les grandes grèves « historiques » étaient soutenues pas des idées fortes, ce qui avait permit de faire descendre dans les rues des milliers de travailleurs. Pour régénérer cet élan combatif il a donc fallu créer un épouvantail social, la peur d’un « bain de sang », en l’axant sur des déclarations quelque peu ambiguës de la nouvelle majorité, mais qu’on ne lui donne pas l’occasion de préciser. D’abord, le « saut d’index ». Voilà qui va faire mal dans vos portefeuilles! Que tout cela n’est que du vent, personne dans le médias – dont on peut se demander qui les paye – n’a cru devoir infirmer ce bobard, car il n’y aura pas de saut d’index en 2015! L’euro, notre monnaie, est en déflation, et on prévoit pas de changement dans un proche avenir. Donc s’il faut calculer une adaptation d’index, ce sera vers le bas et les salaires et avantages sociaux devraient être diminués! Si c’est ce que veulent les syndicats… Ensuite, l’allongement du temps de carrière. Il faudrait dans l’avenir envisager de travailler jusque 67 ans. Mais on n’a pas dit que ce serait demain ni même après-demain. On ne dit pas non plus que chez nos voisins c’est déjà d’application! Et puis qu’il y aura des exceptions et des modalités en fonction des métiers concernés. Ensuite qu’entre le moment où cette règle serait appliquée et aujourd’hui, des changements pourraient se produire et qu’on pourrait y renoncer! En réalité les motifs, tous les motifs, pour justifier ces grèves « tournantes » et générales sont purement subjectifs, mais ont pour seul but objectif de déstabiliser le gouvernement fédéral, de le faire peut-être tomber,  pour permettre aux caciques de la gauche de retrouver le confort d’indemnités ministérielles ou publiques sans lesquelles ils ne peuvent plus maintenir leurs trains de vie.

Heureusement, nous ne sommes plus dans les années ’60, quand on pouvait encore manipuler des masses avec des slogans. Aujourd’hui le monde du travail est majoritairement composé de spécialistes, capables de faire la différence entre un blabla de hall des foires et les réalités du monde économique et social. S’il est vrai qu’il y a des problèmes que le gouvernement n’a pas pris en compte dans sa déclaration, ils n’ont pas non plus été considérés par les exécutifs précédents, où la gauche siégeait avec force: le blocage des loyers, la régulation de l’énergie, la taxation de la spéculation et des banques… Alors, aujourd’hui, faire la grève? Pourquoi?

Novembre 24, 2014

L’Enfer des Enfants-Rois

Depuis la dernière décennie du siècle dernier la société occidentale, contaminée par le virus du « politiquement correct » s’est directement inspirée des tendances développées en Suède sous l’influence d’un puissant lobby de psys de tous genres. L’un des grands principes de ce groupe est que si l’on veut que l’adulte adopte un état d’esprit dominé par une vue positive de la vie et de la société pour connaître le « bonheur », il doit y être conditionné par une jeunesse exempte de toute contrariété, de tout stress généré par des obligations, punitions, privations et autres manifestations « négatives » de l’autorité, parentale ou autre. On va donc  créer des lois pour obtenir, par force si nécessaire, que les enfants disposent de la plus large liberté possible, fusse au détriment des droits de tiers. Plus question de les contrarier en quoi que ce soit, de leur donner la fessée que vous croyez qu’ils méritent, ni même une simple gifle! L’oublier risque de vous mener au commissariat de police, voire en prison, si ces chers petits vous dénoncent – ce qu’ils sont encouragés à faire par de nombreuses institutions « bien pensantes » – ou parce qu’ils se sont inconsidérément, imprudemment ou volontairement confiés à leurs enseignants! Notre société devient donc l’une de celles dirigées par des Enfants-Rois, où tout leur est permis, même d’être des délinquants, voire des meurtriers, sans sévères réactions de personne.

Il n’a pas échappé aux concepteurs de ces principes qu’une rupture interviendrait au moment du passage à l’état adulte, quand les Enfants-Rois seront confrontés aux réalités de la vie et de la société, lesquelles ne se montreront pas souvent prêtes à se conformer à leurs attentes ou à leurs volontés. A nouveau des lois ont été édictées pour amortir le choc inévitable. On a donc vidé de leur  substance de nombreux principes constitutionnels, au motif du « principe de précaution », comme l’inviolabilité du domicile, la légitime défense, le droit à la propriété… Ajoutons à cela que la magistrature est formée à se comporter davantage en tant qu’assistants sociaux et que les droits des justiciables surpassent largement ceux des victimes. Pire, dans certains cas il est considéré que la « victime » n’en est pas une, parce que « l’étalage de ses biens » consistait à une véritable « provocation » pour les membres d’une société paupérisée! Les « journalistes » s’efforcent à ne plus publier les noms, ni même les prénoms, des auteurs de méfaits, mais il en est fait suffisamment étalage dans la presse pour ne pas devoir s’exprimer davantage sur le sujet…! On a aussi, sous prétexte de la chute du Mur de Berlin, « suspendu » le service militaire, dernier obstacle solide à l’abandon de toute forme de discipline pour les jeunes. On s’est même empressé de vendre les casernes et la plupart des installations militaires, à tel point qu’en cas de mobilisation nous n’avons plus assez de points de rassemblement où les rappelés pourraient être équipés, entraînés et logés!

Malgré toutes les précautions légales mises en place, la collision inévitable entre les idées préconçues des Enfants-Rois et les réalités du monde ne manque souvent pas d’être violente et dommageable. La colère et la déception qui en résultent sont souvent, pour une majorité d’entre eux, dirigées vers le milieu familial, « qui ne leur a rien appris », et contre tout ou tous ceux qui tournent autour. D’où la croissance exponentielle de l’usage des drogues, et d’une délinquance que nos structures administratives et politiques semblent incapables de juguler, parce qu’elles ne peuvent, ou ne veulent, pas faire marche arrière, ni admettre avoir commis une erreur magistrale!

Mais comment remercier ceux qui ont contribué, notamment les psys de tous genres et leurs phantasmes exacerbés, ou ces politiciens dévoyés prêts à tout pour faire parler d’eux, d’avoir créé pour les Enfants-Rois, leurs parents, leurs familles, et tous ceux qui se trouvent à devoir les croiser dans leur vie, un Enfer bien pire que celui que Dante a imaginé…?

Octobre 10, 2014

 Taxer les propriétaires, mais comment ?

Les élections approchent à grand pas, et certains partis se lancent déjà dans la publication de leurs grands projets – et promesses – électoraux, comme d’habitude centrés avant tout sur l’effet de communication et non sur la possible réalité. L’un d’entre eux consiste à taxer les propriétaires – enfin, certains d’entre eux – sur le montant des loyers qu’ils encaissent. Une idée qui a du sens et réjouira certainement tous ceux qui peinent à joindre les deux bouts quand ils ont payé leur loyer, mais qui contient, dans son expression, beaucoup de points d’interrogation et de possibilités de discriminations inacceptables dans un État qui se prétend « de droit » comme le nôtre!

D’abord, examinons la situation actuelle. Sont réellement taxés sur les loyers les propriétaires qui donnent en location des biens à des sociétés, commerçants et associations, lesquels ont évidemment le droit de diminuer leurs revenus de ces montants. Les sommes concernées sont donc taxées UNE fois, dans le chef du propriétaire qui les encaisse. Par contre, en ce qui concerne les loyers payés par les particuliers, le propriétaire n’est pas taxé, en dehors du précompte dit de « revenu cadastral » qui ne correspond en rien à la réalité de ses encaissements. En plus, très souvent, et illégalement, ce sont les locataires qui se voient réclamer en plus le payement de cet impôt.

Le projet mirifique dont on nous a vanté l’avenir doré ne change en réalité rien du tout pour les locataires qui sont, rappelons-le, majoritaires et concernés par ses effets. En effet, le propriétaire devra payer une taxe sur ses loyers, mais on ne voit pas très bien comment l’empêcher de réclamer ce montant « en noir » à ses locataires, sous la menace, réelle ou figurée, de les mettre dehors! En plus, il est évident que les sommes dont question seraient taxées DEUX FOIS, la première sur le proprio, la deuxième sur le locataire dont elle fait partie des revenus! Donc tout bénéfice pour le seul gouvernement! Autre point litigieux, il semblerait que cela ne concernerait que les « multipropriétaires », d’où des discriminations criantes entre les différentes personnes concernées. D’ailleurs, à partir de quel moment devient-on « multipropriétaire »? Pourquoi les uns seraient-ils frappés par le SPF Finances et les autres pas? Tous les Belges ne seraient donc plus égaux devant la Loi?

Une chose est certaine: avant de jeter de la poudre aux yeux du public, certains politiciens feraient mieux de se documenter sérieusement quant aux conséquences des mesures qu’ils proposent pour se faire bien voir via les médias. Taxer les propriétaires, c’est une bonne idée, si les locataires sont autorisés à défalquer les loyers réellement payés de leurs revenus. De même, les bailleurs devraient pouvoir faire valoir les frais d’entretien et d’amélioration qu’ils auraient investis dans leurs immeubles, sur base de factures. Si les services des Contributions perdraient un peu d’un côté, ils le récupéreraient d’un autre, notamment grâce aux bénéfices réalisés par les corps de métiers obligés de travailler « en officiel ». Ne négligeons pas non plus la relance – et les offres d’emplois – que cela pourrait générer dans des entreprises du bâtiment dont la situation s’avère souvent assez difficile…

On en arrive à se demander si nos hommes politiques ne devraient pas obligatoirement, avant de pouvoir occuper une fonction officielle, faire un stage de « réadaptation » dans des écoles primaires, afin d’y retrouver notamment les bases élémentaires du calcul, ce que semble nous démontrer la saga Wallonne du budget 2014… On ne peut quand même pas exiger toujours de la Cour des Comptes de vérifier leurs moindres déclarations! Heureusement, malgré la déliquescence de notre enseignement, le niveau moyen du public devrait lui permettre de réaliser quant et jusqu’à quel point l’on tente de le manipuler. Sinon, quelle que soit notre croyance ou notre philosophie, il ne nous reste qu’à prier ou à espérer qu’une majorité de votants se décidera enfin à changer ses (mauvaises) habitudes… mais en faveur de QUI ?

Janvier 19, 2014

Devrons-nous « désacraliser » nos fêtes légales?

Cela devient une sorte de  « jeu » pour certaines communautés, récemment établies chez nous, de réclamer un respect spécial de leurs folklores et usages religieux, en remplaçant, notamment, certaines de nos fêtes légales par leurs célébrations. Ces demandes semblent stimuler certains milieux politiques, pour lesquels l’anti-calotinisme semble un dogme plus important que les objectifs sociaux qu’ils prétendent défendre. On en arrive donc à des discussions sans objet véritable, avec des propositions plus absconses les unes que les autres, seulement orientées vers l’éviction de tout symbole de la religion qui a régenté au cours des siècles les peuples des territoires que nous habitons et où nous sommes nés, une religion qui a façonné nos esprits, notre système social, notre mode de vie traditionnel, même si nous ne la pratiquons pas ou plus.

Premiers résultats de toutes ces parlottes, qui n’auraient jamais du être entreprises: nos vacances ne s’appellent plus « vacances de Noël » ou « de Pâques », mais « vacances d’Hiver » et de « Printemps ». L’étape suivante semble d’obtenir la suppression du congé du Lundi de Pentecôte pour y substituer le « Jour du Mouton », conclusion du Ramadan pour les Musulmans. Que cela consisterait à  remplacer une fête « religieuse » par une autre ne semble pas avoir été notifié par les adeptes de ces discussions… Ne rappelons que pour mémoire la stupide éviction des « garnitures de Noël » en rameaux de sapin, lesquelles n’ont aucune signification religieuse à moins de remonter jusqu’à la préhistoire!

Alors, pour en finir une fois pour toute avec ces simagrées, pourquoi ne pas désacraliser totalement nos fêtes légales, et leur attribuer des motifs qui ne pourront plus être discutés par personne, quelle que soit la communauté concernée? Ces jours « discutables » sont au nombre de 8 dans notre calendrier: Pâques et son Lundi, Ascension, Pentecôte et son Lundi, Assomption (15 août) et Toussaint et, bien sûr, Noël! Effaçons tout cela! Comme les « congés » servent aussi à ponctuer notre année et nos vacances, pourquoi ne pas en venir à ceci :

1er janvier:              Jour de l’An

21 mars:                Équinoxe du Printemps, débutant les « vacances du Printemps »

1er mai:                   Fête du Travail

21 juin:                  Solstice d’Été, débutant les « Grandes Vacances »

13 juillet:             Fête de la Communauté néerlandophone

21 juillet:                Fête Nationale

21 septembre:   Équinoxe d’Automne

27 septembre:   Fête de la Communauté Wallonie-Bruxelles

11 novembre:        Armistice 1918

15 novembre:    Fête de la Communauté germanophone

 21 décembre:       Solstice d’Hiver, débutant nos « vacances d’Hiver »

Bien entendu, toutes les « fêtes religieuses » pourront encore être célébrées en privé, chacun étant autorisé à obtenir les congés nécessaires! Les « Fêtes de Communautés » deviennent « légales » pour permettre à tout un chacun qui le désire de participer aux célébrations de ses cousins, voisins, amis…  Vous noterez aussi qu’un des jours « effacés » n’a pas encore été remplacé, mais ce petit tableau n’est qu’une suggestion et ne doit donc être considéré que comme un exemple éventuellement utilisable. Tout étant devenu possible dans ce pays, tout pouvant être envisagé, du meilleur au pire, je vous laisse songer à ce qui vous paraît le plus raisonnable, oubliant de me considérer comme votre prochain punching-ball éventuel!

En attendant, et tant que cela nous est possible, je vous souhaite une très heureuse Fête de Noël, et une fin d’année pleine de bonnes surprises!

Décembre, 12, 2013

Le Grand Saint Nicolas, un esclavagiste raciste?

La nouvelle marotte d’un responsable de l’O.N.U.  est d’investiguer sur le caractère « raciste » ou « colonialiste » de notre Père Fouettard et de son « maître », notre Saint Nicolas. Une telle ignorance de notre culture et des origines de notre folklore démontre à suffisance que certaines responsabilités publiques, et parfois internationales, sont réellement confiées à des caractères qui n’auraient aucune chance de trouver un emploi dans le « privé »! Il n’aurait pas été difficile pour ce « responsable » de consulter Wikipédia ou d’autres pages de la toile pour obvier à proférer de telles énormités, tout en évitant de dépenser de l’argent public dans une enquête aussi inutile que vexatoire pour nos populations. Mais cela ne ferait-il pas partie de ce courant politique voulant à tout prix culpabiliser les européens quant à tout ce qui concerne leurs relations avec le reste du monde? C’est qu’il leur faut « s’excuser » pour tout: pour avoir fait la guerre aux esclavagistes en Afrique centrale, pour avoir expurgé le Maghreb des « corsaires » qui dépeuplaient les côtes méditerranéennes, pour tout et pour rien, pour autant qu’on puisse y trouver une « raison » subjective… et un motif de glorifier certains régimes en place! Car les VRAIS motifs pour lesquels des excuses pourraient peut-être  se justifier, dans certains cas, sont toujours oubliés, occultés, voire historiquement modifiés! Et on nous ressort à plaisir les « mains coupées » de Léopold II et ces légendes tirées de « La Case de l’Oncle Tom » et autres romans à la mode au XIXème siècle écrits, en fausse bonne foi, par des ancêtres moraux de nos Ecolos ou par des intégristes religieux de la « nouvelle chrétienté » anglo-saxonne naissante à cette époque.

Père Fouettard, Zwarte Piet, et autres « serviteurs » de Saint Nicolas sont au moins aussi anciens que le patron des écoliers, et existaient sous d’autres noms et formes avant même que la chrétienté ait dominé nos régions, époque à laquelle on ne parlait pas « d’esclaves noirs ». Père Fouettard était « noir » parce qu’il descendait le premier dans les cheminées encrassées de suie! Il était une sorte de « ramoneur » facilitant le passage du grand Saint pour apporter les jouets dans les foyers. Son personnage « africain » n’est né qu’avec la période de la Guerre de Sécession, sur base d’un livre pour enfants: il était alors un esclave libéré par Saint Nicolas et qui s’est volontairement mis à son service.  Ce n’est qu’après la Deuxième Guerre Mondiale que le Père Fouettard s’est trouvé plus souvent personnifié par un africain, pour des raisons très simples de disponibilité et de facilité …

Après avoir diabolisé nos fêtes de Noël et de Pâques, voila que la pensée unique totalitaire, et son bras juridique prétendant défendre « les droits de l’homme », entreprend de détruire un autre symbole de notre folklore pour de très mauvaises – et injustifiables – raisons. Combien de temps encore allons-nous permettre à une véritable mafia d’intellectuels fatigués – très fatigués – de nous dicter des « lois » basées sur leurs visions subjectives d’un monde qui n’existe et n’existera que dans leurs imaginations?

C’est à nous, à vous, d’en décider, SI nous vivons encore en « démocratie »…

Octobre 23, 2013

Réchauffement climatique ou médiatique?

C’est ce qu’on appelle maintenant un « buzz »: le « réchauffement climatique » enflamme la presse, les médias et particulièrement internet, où les militants des multiples groupuscules convertis à cette nouvelle religion se livrent à des épanchements de niveaux divers. Il faut dire que le sujet donne lieu à de sérieuses « bagarres d’experts » dans un sens ou dans l’autre! Ce qui est avéré, en tout cas, c’est que les organes d’information – ou de désinformation – en font leurs choux gras!

Sur le plan pratique, dans l’immédiat, nos provinces ouest-européennes semblent surtout subir les débuts d’une nouvelle glaciation. Notre climat, dit « maritime », ressemble de plus en plus  à celui de la Scandinavie: hiver long pluvieux ou glacé, été court chaud et sec. Et c’est normal: Bruxelles, par exemple, est sur la même latitude que Terre Neuve ou le golfe du St Laurent au Canada, ou encore les environs de Khabarovsk en Sibérie… Quand à notre climat « maritime » modéré, il était du au célèbre Gulf Stream, ce courant chaud issu, disait-on, de la Mer des Sargasses, et se dirigeant vers la côte norvégienne en vagabondant près de nos côtes. L’un des premiers effets de l’élévation du thermomètre terrestre a été de réduire la différence de température entre les eaux de l’océan et celles du courant, et donc d’en limiter le parcours – et les effets – au milieu de l’Atlantique. Si la Cornouailles et le sud de l’Irlande continuent à en bénéficier, ce n’est apparemment plus le cas pour nous… Avant de connaître des conditions météo sub-tropicales, nous pouvons donc nous préparer à des saisons froides vraiment froides, et d’une désespérante durée!

Est-ce la raison pour laquelle nos politiciens – toujours mieux informés que le public au « service » duquel ils sont sensés être – calquent de plus en plus nos réglementations sur celles en vigueur en Suède? N’étant ni météorologue, ni politologue, je laisse ce problème à votre réflexion!

Octobre 2, 2013

DEMAIN, LA GUERRE ?

Nos « alliés » américains et nos voisins français semblent extrêmement intéressés à se lancer dans de nouvelles aventures militaires, dont les conséquences risquent fort de nous entraîner – comme en 14/18 dont nous allons célébrer le centenaire –  dans une spirale de morts et de destructions. Il est d’ailleurs assez paradoxal de prétendre lancer des opérations destinées à « protéger » la vie des civils avec des moyens qui ne pourront manquer de causer d’incalculables « dommages collatéraux ». Ce qui se passe en Syrie c’est incontestablement une guerre civile, et je ne vois personnellement pas comment les états occidentaux peuvent prétendre avoir quelque droit d’y intervenir. Certes quelqu’un de non identifié y a fait un usage limité de munitions chimiques, mais PERSONNE ne peut encore démontrer QUI. Tant l’armée du régime que les troupes insurgées possèdent ce genre d’engins, soit qu’ils en aient fait l’objet chez elles d’un stockage « officiel », soit qu’elles s’en soient emparées dans des arsenaux pris à l’ennemi. Sur base de présomptions et considérations subjectives, s’engager dans des opérations militaires sans nécessité réelle, mettant en jeu nécessairement la vie d’un certain nombre de ses citoyens sans leur demander leur avis, et sans l’aval de l’ONU… cela paraît tout-à-fait irresponsable et inadmissible de la part d’un dirigeant d’état « démocratique »…!

Les jours qui viennent détermineront quelles seront les suites de ces états d’âmes d’hommes politiques en quête de popularité, mais nous ne saurons sans doute jamais ce qu’elles nous coûteront vraiment, directement et indirectement, quels qu’en soient les résultats… soit parce qu’on ne nous le dira pas, soit parce que nos états disparaîtront – tout comme nous – dans une grande conflagration générale! Trop d’intérêts politiques divergents sont en jeu en Syrie pour que des frappes, même limitées – mais quelle sera la « limite » et qui en décidera? – sans parapluie onusien, ne provoquent pas des réactions. La Russie a déjà fait savoir qu’elle n’abandonnera pas son allié de Damas, et l’Iran n’attend qu’un prétexte pour utiliser son nouvel armement contre Israël…

Qui veut lancer des paris?

Septembre 4, 2013

 

QUI A PEUR DU ROI PHILIPPE ?

Dès l’annonce d’une possible abdication du Roi Albert II médias et réseaux sociaux se sont déchaînés dans un concert de considérations suputatives  quant à son successeur et aux conditions dans lequel devra s’écouler le nouveau règne. On a tout lu, tout entendu, d’une extrême à l’autre de l’arc-en-ciel politico-communautaire! Ce n’était pas triste! S’il se trouve une forte majorité pour regretter le départ du Roi, les opinions semblent nettement moins affirmées quant à l’accession au trône de son fils. Au point qu’on en arrive à se demander si le Roi Philippe pourra « tenir la distance » jusqu’après 2014 …

Les sondages – aussi peu fiables soient-ils – nous disent que si 66 % des francophones lui font confiance, 49 % seulement des Flamands partagent cette opinion. Il faut cependant relativiser ces renseignements. D’abord, « faire confiance » à un souverain constitutionnel, cela n’a pas beaucoup de sens, dans la mesure où il ne peut pas agir directement sur le déroulement de nos vies. Il est beaucoup plus important de considérer le niveau de la confiance qu’on peut accorder à un gouvernement qui, lui, peut nous réduire au statut de mendiants, et chez nous ce pourcentage n’est probablement pas positif! Donc ce type de statistiques ne veut rien dire du tout. Il est cependant évident que l’image du Prince en Flandre a énormément souffert de la véritable campagne systématique orchestrée contre lui depuis des années par les médias locaux. Il serait d’ailleurs intéressant de rechercher quels sont les « journalistes » qui ont pondu ces textes, quels rédacteurs-en-chef et responsables de publication les ont approuvés, et de quelles familles ils proviennent. Car il est bien connu que le laxisme (?) des autorités dans les années de l’immédiat après-guerre a permis de « gracier » plus de 2.000 inciviques condamnés à mort lesquels, en remerciement, ont cultivé leurs descendances et familiers dans l’esprit de la trahison, de la destruction de l’État belge, le premier symbole de cet État étant indiscutablement la monarchie. Ces enfants et leurs enfants ne se sont pas regroupés dans un seul parti, mais ont essaimé très intelligemment dans toutes les formations, où ils se sont efforcés à contrôler un maximum de postes à responsabilités, ce qui leur a permis d’influencer indirectement la « ligne » de leur parti, et d’y répandre les légendes courantes quant à la duplicité et à la corruption des francophones. En quoi ils ont été largement aidés par l’incroyable imbécillité des dirigeants de certains mouvements politico-syndicaux wallons, plus concernés par la mise en place d’un système soviétique axé sur le profit pour les camarades, et l’assistanat pour les autres, que par la nécessité d’une opposition  ferme et concertée face à cette offensive surgie des brumes d’un ténébreux passé.

Lutter contre la monarchie, même en Flandres, ce n’était pas des plus aisé. Dans les années ’50, ce sont les Flamands qui ont donné à Léopold III la majorité lui permettant de reprendre son trône. Il était donc périlleux de s’en prendre à la personne du Roi. Il n’en était pas de même pour son entourage et ses héritiers.  Le Prince Albert, prince de Liège, en a fait les premiers frais. Sa vie quelque peu désordonnée d’abord, son mariage avec une princesse italienne – donc « francophile » – et pas avec une « bonne flamande », hollandaise ou allemande, ont déçu au Nord. Les accidents de sa vie de couple n’ont rien arrangé. Quant à ses missions économiques, toutes bien réussies, elles ne firent pas les gros titres, même si les industriels et producteurs flamands s’en frottent encore les mains. De ses enfants, seule Astrid parle à leur cœur: elle ne peut pas hériter le trône (la loi « salique » est alors toujours en vigueur) et elle épouse un beau prince autrichien, descendant direct de Charles-Quint, leur Kaiser Karel! Voilà qui excite le romantisme flamand! Présidente de la Croix-Rouge, mère exemplaire, très simple et gentille dans ses relations publiques, elle devient en quelque sorte, « l’excuse » pour l’offensive qu’on va petit-à-petit diriger sur ses frères, grandissant au fur et à mesure qu’il se confirmera que l’union du Roi Baudouin sera stérile et qu’ils deviennent des héritiers potentiels.

Il est inutile de revenir sur les multiples attaques dont les princes ont été l’objet depuis une dizaine d’années. Par contre il faut souligner la dernière grande offensive en date, de laquelle le Parlement semble vouloir se faire le complice, sur la question des « dotations ». Là aussi, c’est une fois de plus la presse flamande qui a enfourché son cheval de guerre et mène une grande charge. Car, par ces temps de « crise », la monarchie « coûte cher ». Mais personne ne veut reconnaître que ce qui ruine réellement ce pays, et le plongera immanquablement dans un abîme financier, c’est sa fédéralisation « sauvage », conçue pour le seul profit des politiciens et des fonctionnaires. Ces médias qui s’étendent complaisamment sur les montants des dotations du Roi, des Reines, des Princes qui « ne font rien », se gardent bien d’expliquer combien de millions d’euros sont dépensés pour nos 6 gouvernements, 5 parlements et nos quelques centaines de députés, sénateurs, conseillers de cabinets, assistants parlementaires, et j’en passe et des meilleurs, pour un pays de même pas 11 millions d’habitants, et sur ce qu’ils « font » réellement! Sans oublier aussi qu’on a maintenu les structures provinciales avec gouverneurs, vice-gouverneurs, députés provinciaux et autres… Ajoutons-y aussi, tant qu’à faire, les autorités communales avec bourgmestres, échevins, conseillers et tutti-quanti! Et n’oublions surtout pas les sociétés « régionales » et « intercommunales » avec leurs présidents, conseils d’administration, directeurs, sous-directeurs etc. etc. Voilà ce qui coûte réellement à ce pays, mais que l’on ne veut pas dire, et surtout pas chiffrer en détails, parce que cela concerne les portefeuilles des « camarades »! A titre de comparaison, New York et ses 9 millions d’habitants, avec son port et ses aérodromes, son métro, ses chemins de fer, est dirigée par un conseil de 51 élus, rétribués beaucoup moins largement que nos simples bourgmestres!

Dernier but en date de l’offensive anti-monarchiste: les pouvoirs du Roi. Il faut d’abord faire le point sur les motifs de ceux-ci. A l’origine, lors de la rédaction de notre Constitution originale, le Congrès national avait pris en compte le danger possible, dans un état de monarchie constitutionnelle, d’une prise de pouvoir par un gouvernement qui aurait pu s’assurer d’une « fausse » majorité parlementaire. Les pouvoirs du Roi étaient donc conçus pour lui permettre de contrôler la constitution du gouvernement et, le cas échéant, de rétablir la démocratie. C’est la raison pour laquelle il « nommait et révoquait les ministres », lesquels ne devaient pas nécessairement être des élus. La sécurité du Roi – et du Parlement – était assurée par l’armée, dont il était le commandant en chef, ce qui évitait qu’il puisse être « neutralisé » (ou éliminé) par une action politique. Le Roi devait aussi sanctionner les lois et arrêtés, ce qui lui permettait de rejeter, éventuellement, des décisions arbitraires ou qui ne répondraient pas aux nécessités publiques, ou constitueraient des atteintes aux principes mêmes des libertés individuelles ou de la démocratie. Au fil des années les pouvoirs royaux se sont dissous dans une sorte « d’usage » complètement subjectif. Par exemple la sécurité royale est passée de l’armée à la gendarmerie (qui était encore militaire) et, à la dissolution de celle-ci, à la Police fédérale. En fait le Roi peut donc à présent être arrêté sur ordre d’un ministre de la Justice ou de l’Intérieur! Certains diront que ce ne serait pas possible, mais en fait cela dépendrait essentiellement de la loyauté des responsables…! De même, le Roi donne la « sanction royale » aux arrêtés et lois mais, depuis la guerre, il n’y a pas eu d’exemple – sauf pour l’avortement – d’un refus royal. Le seul pouvoir qui lui reste encore, c’est la nomination d’un « formateur » après les élections. Nous avons suivi, au cours de la dernière crise gouvernementale, le type de gymnastique auquel il a du se livrer! Et aujourd’hui, certains voudraient remettre ce soin à des politiques! La transformation de notre Roi en potiche semble cependant déjà sur les rails: un ministre n’a-t-il pas proposé qu’il soit chargé d’au moins deux missions économiques par an?  A-t-on déjà vu des chefs d’état se livrer à ce genre d’activité? On veut aussi l’empêcher de s’exprimer, ce qui ne figure en rien dans la Constitution. C’est l’usage, prétendent ces politiciens. Mais l’usage n’est pas une loi et peut changer à la volonté de celui qui le pratique. Le Roi Philippe sera-t-il aussi déférent aux ordres des ministres qui oublient un peu trop souvent qu’ils sont des « ministres du Roi »?

Une vraie « modernisation » de la fonction royale serait d’ajouter à la Constitution le droit de référendum: suite à une « supplique » adressée au Souverain par, disons, 100.000 signataires, le Roi pourrait imposer la tenue d’un référendum pour connaître le vrai désir de la population quant aux mesures contestées. Référendum dont le résultat serait « obligatoire ». Aujourd’hui, sans consultation populaire, prétexter de notre « démocratie » pour exiger une « modernisation » dégradante de la fonction royale, cela revient à orienter ce pays vers une soviétisation ou une nazification totale de nos institutions. Grâce à cela un parti majoritaire pourra s’emparer un jour des leviers de l’état, comme en Roumanie en 1947, et en fera une « république populaire ». Ce sont ceux qui souhaitent cela qui ont peur du Roi Philippe!

Vive le Roi et la Constitution !

Juillet, 5, 2013

L’adieu aux armes (de collection)!

Mesdames Milquet et Turtelboom l’avaient promis après « l’affaire Armani », que les armes de collections ne seraient plus en vente libre. Elles viennent de faire publier au Moniteur du 15 mai l’Arrêté royal qui concerne cette décision. Notons d’abord qu’il leur a fallut près d’un an et demi pour matérialiser cette volonté, et que le motif invoqué par elles pour cette nouvelle atteinte aux libertés et à la propriété des citoyens ne se justifie par RIEN d’autre que la haine portée aux armes par des fonctionnaires qui n’y connaissent rien, et le besoin de faire parler d’elles dans les médias. Car finalement cette « affaire Armani » n’est qu’un rideau de fumée pour cacher leur incapacité à réagir positivement en cas de crise.

D’abord, pour rappeler les circonstances de la tragique fusillade de Liège, il faut remettre « les pendules à l’heure ». Le sieur Armani n’était en rien un collectionneur: son arsenal se composait d’armes de guerre modernes, explosifs et autres joyeusetés,  probablement volés dans divers arsenaux européens ou, en tout cas, achetés au « marché noir ». Son atelier servait à les réparer, les entretenir, et remettre en état certaines pièces « démilitarisées ». Pour qui, pour quoi? On ne nous l’a jamais dit, ou on n’en a toujours pas trouvé le motif… Que des magistrats et policiers aient cru pouvoir remettre en liberté cet individu, et ne même pas séquestrer son matériel, sous prétexte qu’il était « un collectionneur », est tout simplement délirant. Que les ministres auraient pu justifier leur offensive contre les « vrais » collectionneurs pour couvrir l’incompétence de leurs services, cela me paraît peut-être un peu exagéré – car cela nécessiterait et justifierait leurs démissions immédiates – mais alors, POURQUOI? Ou alors était-il nécessaire pour elles – mais pour quelles raisons? – de satisfaire aux phantasmes d’un fonctionnaire viscéralement objecteur de conscience?

Le texte en question, soumis à l’examen du Conseil d’État, a fait l’objet de très vives critiques quant à sa conception et sa portée. Il n’en a apparemment pas été tenu compte, et on peut donc s’attendre à un paquet de recours divers sur base de ces avis. L’attitude de nos politiciennes dans ces circonstances n’a rien d’extraordinaire: quand surviendront les arrêts probablement négatifs, elles ne seront sans doute plus ministres, ou auront changé de département…

Il y a d’ailleurs – entre autres – une disposition peu claire dans le texte de l’Arrêté. Celui-ci précise (art. 2) « L’annexe n°1 au même arrêté, modifié par l’Arrêté royal du 9 juillet 2007, est abrogé (sic) ». L’annexe dont question ne porte pas de numéro, mais est divisée en deux tableaux distincts: « 1 – armes à feu de poing » et « 2 -armes à feu d’épaule ». Alors, cette « annexe n°1 » concerne-t-elle uniquement ce tableau 1 et les armes à feu de poing? Voilà déjà un beau motif de recours! Ce serait en tout cas moins punitif pour les propriétaires, d’autant qu’on a jamais vu commettre ou envisager un attentat avec un Mauser 98 de la Deuxième Guerre Mondiale!

En tout cas, l’Arrêté royal est entré en vigueur, même si ni la TV ni les médias n’en ont fait publicité, au grand dam de ses éventuelles victimes. Donc les possesseurs d’une arme dite « de collection » et en vente libre sont tenus d’en faire la déclaration. Cela ne concerne pas celles dont le brevet est antérieur à 1895 et tirant des cartouches à poudre noire. Inutile donc d’aller vous présenter au commissariat avec des armes napoléoniennes ou autres à silex ou à « piston », comme ce fut malheureusement le cas lors de la sortie de la loi Onkelinx. Si vous n’êtes pas titulaire d’un « agrément de collectionneur » ou d’armurier, vous avez pour ce faire jusqu’au 15 mai 2014. Dans le cas contraire, vous devez inscrire ces armes à votre registre avant le 31 mai prochain, même si elles ne font pas partie du thème de votre collection. Assez bizarrement, les médias, qui font généralement leurs choux gras de tout ce qui concerne les armes, n’en ont pas parlé. Peut-être pour laisser le public dans l’ignorance, même au risque de le conduire à l’illégalité? Car qui lit le Moniteur?

Ce qui est triste, dans toute cette affaire, c’est qu’il apparaît, une fois de plus, que notre personnel politique n’a plus aucun contact avec la population, plus aucune idée exacte de ce qu’elle peut penser ou désirer. Peut-être parce que ce serait considéré comme « populiste »? En tout cas, MMmes Milquet et Turtelboom auraient pu s’épargner la peine de détériorer leurs images pour RIEN, dans une période pré-électorale, alors que leurs partis semblent déjà « sur la balançoire »… Elles auraient surtout évité de démontrer publiquement, une fois de plus l’incapacité de ce gouvernement de résoudre un problème autrement que par des interdictions, taxations et autre vexations vis-à-vis des électeurs qui croient pouvoir lui faire confiance. Mais combien de temps le pourra-t-il encore?

Mai 17, 2013

P.S. A noter que 15 jours après la parution de l’Arrêté AUCUN avis n’a été communiqué au public! Les professionnel, eux, ont quand même reçu, il y a deux jours, un avis du Gouverneur quant au changement de la loi, avec invitation à inscrire les armes concernées dans leurs « livres » pour le 15 juin. Ensuite un second avis leur a demandé de communiquer les nom et adresse des personnes qui auraient acheté de telles armes les mois précédents! Dans la mesure ou cette vente était libre, il est bien entendu qu’il n’existait aucune obligation de noter ce type de renseignement, et que les marchands s’en sont abstenus! Les commerçants doivent-ils à présent s’apparenter à des Gestapistes pour faire le travail des fonctionnaires qu’ils payent déjà de leurs multiples taxes? Outre cela, l’absence de communication vers les citoyens risque de précipiter beaucoup d’entre eux, à leur corps défendant, dans l’illégalité. Si c’est ce que recherchent les ministres concernées, pour avoir l’opportunité de confisquer et imposer des amendes, elles feraient bien de se dire qu’après le scandale de la spoliation organisée dans les débuts de la loi Onkelinx – et corrigée par Cour de Cassation – les Belges ne toléreront plus que, sous prétextes sécuritaires aussi subjectifs qu’inexistants, on continue à puiser dans leurs portefeuilles. Et qu’ils auront tout le temps d’y méditer d’ici mai 2014!

Mai 30, 2013

Joyeuses Pâques à tous !

« Pâques » signifie « passage ». Sa symbolique est la même dans les religions chrétiennes et juive. Mais soyons lucides, car son positionnement dans l’année démontre qu’elle a été instituée pour remplacer une fête païenne très importante: celle du printemps, de l’année nouvelle. Il faut d’ailleurs distinguer « les » Pâques (au pluriel) chrétiennes, et « la » Pâque (singulier) juive. A noter aussi que le calcul de la date est différent pour chacune, en fonction des calendriers utilisés. En effet, chrétiens catholiques et protestants se réfèrent au calendrier grégorien, tandis que les orthodoxes utilisent toujours le calendrier julien, abandonné en occident au XVIème siècle parce que contenant des erreurs importantes. Les juifs, eux, se réfèrent à un calcul lunaire. Cette année la Pâque juive s’est célébrée le 26 mars, les Pâques catholique et protestante le seront ce 31 mars, et les orthodoxes le 5 mai!

L’important, en fait, ce n’est pas la date, mais le symbole. Le « passage » c’est, en principe, le changement, le progrès, la croissance de l’espoir  nouveau dans le printemps naissant. Que les partisans et amis des philosophies et religions sans Pâques ont profité d’avoir pris le contrôle de certaines institutions pour « déchristianiser » les noms des principales époques de notre année au travers de nos vacances n’y changera rien. Il est surtout dommage que cette minorité agissante a pu impunément influencer nos traditions et notre folklore, sans rencontrer de résistance sérieuse d’une majorité paralysée par un « politiquement correct » inventé pour la circonstance. Il nous reste à nous persuader que la raison leur reviendra un jour… même si ce sera peut-être trop tard! Espérons, en tout cas, que ce « passage »-ci pourra y contribuer!

Mars, 30, 2013

A Liège l’avenir n’est plus dans le Mittal ! 

Liège est en deuil. Abandonnée par son « sauveur » grâce à la naïveté et à l’incompétence des politiciens qu’elle persiste à élire contre toute raison.  Liège est en deuil de ses espoirs irraisonnés d’un renouveau de ses industries métallurgiques. Mais elle ne veut pas accepter, constater, qu’elle a elle-même tressé la corde destinée à son « suicide ». Car elle avait programmé sa mort dès la Libération de 1944…

1944! Quelle belle année! Les Allemands exécrés – mais pas autant que certains le prétendent – s’en vont, et on peut enfin régler ses comptes en famille! Les communistes tiennent le haut du pavé et se chargent de « faire le ménage ». Au point qu’on retrouve, enfermés à la Citadelle – où il n’y a ni registre d’écrou, ni approvisionnements – avec les vrais et faux « kollabos » et inciviques, des héros de la Résistance que leurs camarades devront aller délivrer les armes à la main! Dans les mines et les industries les syndicats font miroiter l’avènement du « Grand Soir » et une nationalisation qui ferait de tous les ouvriers des fonctionnaires d’un état de type « soviétique ». On y cultive enfin ce rêve extrême de la Gauche qui est non pas de donner une voiture à tous les travailleurs, mais d’obliger les « patrons » à quitter la leur et à marcher comme tout le monde!(*)

Espoirs déçus! Ni les Alliés, ni la grande majorité des Belges, ne veulent voir le pays transformé en succursale de l’U.R.S.S.! Mais les extrémistes s’accrochent:puisqu’il faut abandonner l’idée d’un état soviétique on peut à tout le moins préparer la voie d’une socialisation « démocratique », en commençant par exploiter et exacerber le mécontentement populaire contre les institutions jugées trop « collaborationnistes » face à l’Occupant. Avec comme première cible le Roi Léopold III et la monarchie: l’exemple de la Roumanie est là pour les encourager. En oubliant que notre pays n’est pas occupé par les Russes…!

Alors que les syndicats se constituent en « soviets », pesant très largement sur des gouvernements où socialistes et communistes votent des lois de plus en plus contraignantes pour les employeur, les « patrons » préparent leur riposte. Suivant attentivement l’évolution des événements en Europe de l’Est, et envisageant froidement de se voir déposséder dans un futur à moyen terme, ils décident d’une politique d’investissements et de reprise minimaliste: réparation des outils endommagés, rééquipement par pillage – pardon, récupération – dans les usines et sites allemands, production poussée au maximum, tant que les demandes croissantes de l’après-guerre le permettent. Et après, on verra! En attendant le retour des prisonniers de guerre, on emploie en travail forcé les allemands et italiens capturés, et l’argent rentre sans problème. Puis on fait venir des étrangers prêts à travailler à bas prix. Et quand cela commence à « mal tourner », notamment avec la « Question Royale » on vend, tant que les actions sont à la hausse, à des groupes d’investisseurs financiers. Ceux-là n’ont aucun état d’âme, et quand les revendications vont trop loin, on ferme! Ou on déclare la faillite pour permettre en sous-main à des repreneurs de s’emparer des progrès technologiques à bas prix avant de liquider le tout. On verra ainsi disparaître, au fil des années, toutes les entreprises qui faisaient la fierté et la richesse de la Wallonie, grâce à une multiplication des actions syndicales de plus en plus irresponsables basées sur des programmes démontrés obsolètes depuis l’échec de la grande grève de 1960!

Aussi, quand Mittal est arrivé, avec son faste oriental, beaucoup on cru voir en lui un de ces entrepreneurs comme nous en connaissions jadis: Cockerill, Boël, Solvay… qui s’intéressaient vraiment à leur industrie, à ses produits et à leurs travailleurs. Au lieu de prendre leurs rêves pour des réalités ils auraient mieux fait de se renseigner sur le personnage, sa vie, son milieu, son origine. Ils auraient alors compris que c’était avant tout un super-capitaliste guidé par le seul profit. Et ils savaient déjà que les actionnaires d’Arcelor étaient exactement les mêmes.  Aussi ce n’est pas à Latchmi Mittal qu’il doivent en vouloir à présent, mais à ces syndicalistes et politiciens qui n’ont rien vu – ou rien voulu – voir venir, et qui hurlent à la mort aujourd’hui autour des entreprises condamnées, pour essayer de nous apitoyer sur leurs sorts à eux. Mais QUI a vendu à Mittal? QUI lui généreusement alloué des subsides sans garanties réelles? QUI a vraiment froidement trompé les travailleurs? Et QUI fera réellement quelque chose, à part des discours, bla-bla, et autres sanglots longs, pour limiter la catastrophe? C’est à ces questions qu’il serait temps de répondre! Maintenant!

Janvier 27, 2013

(*) C’est ainsi que Daninos,  personnifié par Mr Blot, expliquait le programme des communistes à son ami le Major Thompson… (Cfr « Les Carnets du Major Thompson » publiés en 1954)

Haro sur la Reine Fabiola !

Au temps du Roi Baudouin – c’est vrai qu’il y a déjà plus de 20 ans qu’il nous a quittés – la Reine Fabiola était très populaire, même si certains lui reprochaient son caractère trop « hispanique ». On ne peut oublier qu’elle répondait à tous les courriers qui lui étaient adressés, et que nombreux sont ceux qui ont vu apporter une solution efficace et rapide à leurs problèmes suite à son intervention. Il y a toujours, malheureusement, des gens qui croient avoir raison quand ils ont tort, et ceux-là lui en ont probablement voulu de ne pas avoir pris leur mauvais parti. Depuis l’avènement du Roi Albert II son influence s’est considérablement réduite, mais elle reçoit toujours un nombreux courrier auquel elle s’efforce de donner suite de son mieux.

Aujourd’hui il semble qu’un puissant lobby a décidé de créer une nouvelle « question royale » en critiquant systématiquement tous les membres de la famille pour la moindre peccadille. La montagne de récriminations accumulées autour de la fondation privée de la Reine Fabiola en est un bon exemple. L’affaire a été montée en grand style, démarrant avec une « révélation » du groupe Sud-Presse (qui n’en est pas à son coup d’essai dans le domaine!) sur base  d’une information non complètement vérifiée. Là-dessus prise en relai par les médias télévisés, une fois encore avant de s’être correctement informés. Et puis ce sont les présidents de partis qui s’indignent vertueusement et « unanimement » d’un usage impropre des deniers publics. Enfin c’est le débat « en urgence » au Parlement quant à une réforme des dotations. Tout cela largement relayé dans la presse et présenté presque comme s’il s’agissait d’un éventuel crime de haute trahison!

Certes la veuve de notre bon roi Baudouin reçoit une dotation qui peut paraître à certains trop élevée. Mais on oublie que tous les salaires du personnel de sa maison: secrétaires, femmes de chambre, chauffeurs, jardiniers et autres, sont payés par cette dotation. Elle ne met donc pas cet argent en poche. On veut oublier aussi qu’elle n’a aucun justificatif à fournir pour cette somme, laquelle correspond dans son caractère à « l’indemnité forfaitaire » que perçoivent les nombreux administrateur politiques d’intercommunales, sociétés de logement sociaux et autres créations servant principalement à placer des « camarades ». Donc, en résumé, elle peut en faire ce qu’elle veut et, jusqu’à ce que la loi change, personne n’a de remarque ou de reproche à lui faire quant à son usage, quel qu’il soit. Qu’en ces temps de soi-disant crise il soit plus judicieux d’en attribuer le surplus à des œuvres « locales » est tout à fait subjectif et ne répond qu’à un vœu pieux….   Nos politiciens, si chatouilleux quant à l’usage des dotations, nous expliquent-ils ce qu’ils font, eux, de l’argent public que nous leur distribuons largement – et sans qu’on nous demande notre avis – sur base de leurs propres décisions? Nous disent-ils à qui et comment ils lègueront ce qu’ils en ont mis « de côté » pour leurs vieux jours? Nous montrent-ils les résidences qu’ils ont acquises en Belgique, mais aussi à l’étranger, pour assurer leur « repos bien mérité »? Bien sûr que non! Pour eux cela relève à leur « sphère privée »!

Ce qui est énervant et lamentable, c’est que ces politiciens et journalistes qui crient aujourd’hui le haro sur la Reine Fabiola, semblent vouloir ignorer que ni les Mora y Aragon, ni les Saxe-Cobourg-Gotha ne sont dépendants du CPAS ou même de leurs dotations pour vivre. Qu’ils possèdent de l’argent et des biens de famille qui ne doivent rien à l’État belge et dont ils peuvent disposer comme bon leur semble, sans devoir le publier dans la presse. Et en conséquence que la Reine Fabiola me paraît être en droit de poursuivre le groupe Sud-Presse pour atteinte à sa vie privée par la publication d’informations erronées et incomplètes dans le but de nuire. Quant à l’action de nos politiciens, manipulant notre Parlement sur base de ces on-dit, elle nous démontre jusqu’à quelles bassesses et indignités ils paraissent prêts à se livrer unanimement « pour quelques euros de plus »… Mais nous en souviendrons-nous lors des prochaines élections?

Janvier 12, 2013

Roulés dans la farine?

Nos politiciens sont triomphants: ils ont réussi à « boucler » le budget 2013 après des semaines « d’intenses » négociations. Et cela  » ne coûtera rien » aux travailleurs… Ils nous prennent vraiment pour des imbéciles!

Dire que ce gouvernement, plus que tout autre, nous plume joyeusement, c’est encore être très optimiste! Car, finalement, pourquoi doivent-ils générer autant de millions, de milliards d’euros? On ne nous l’expliquera jamais clairement, mais uniquement avec des gros chiffres et pour des raisons très obscures car, bien sûr, nous ne serions pas à même de comprendre les arcanes de la gouvernance!

Ce qui est certain, en tout cas, c’est que les salaires des travailleurs seront « gelés », mais on ne touchera pas à l’index… Pas ouvertement… Par contre les prix, eux, ne seront pas bloqués, ni les loyers non plus… Les allocataires sociaux verront leur chômage diminuer dès l’an prochain… Les pensions ne seront pas non plus réévaluées, et il faudra sans doute attendre deux ans de plus pour en profiter… Déjà que les femmes ont du sacrifier 5 ans de plus « par soucis d’égalité », voilà qui n’arrangera rien! On nous parle aussi de mettre au travail les jeunes, mais on demande aux « vieux » de travailler plus longtemps… En fait, ce gouvernement « bat le beurre » car il ne peut ou ne veut pas s’attaquer aux vrais problèmes: l’élimination de toutes ces organisations parasites qui rongent les budgets pour arroser des protégés politiques, la cessation de la coûteuse « consultance » de firmes privées pour l’étude de projets pouvant être disséqués par des spécialistes de nos administrations, et la liquidation de toutes ces intercommunales qui n’ont d’autres objets que de créer des sinécures politiques…

Ce n’est pas tout! Certains journaux ont relevé l’hypocrisie de nos dirigeants, affirmant sans fausse honte qu’ils allaient « réduire de 5 % leurs indemnités », alors qu’ils savaient pertinemment bien que l’index allait leur apporter une nouvelle augmentation de 4 %… Si l’on considère qu’ils sont déjà surpayés par rapport à leurs collègues des pays voisins, c’était vraiment se payer notre tête! Quant au « décumul » annoncé – pour 2014 – il est aussi à noter qu’il réserve un nombre important d’exceptions, ce qui leur permet de continuer à arroser généreusement les camarades les plus dévoués… Ajoutons aussi que les « mandats gratuits » permettent de bénéficier d’importantes « indemnités forfaitaires » pour frais dont il ne faut pas justifier l’emploi lors des assemblées générales…

Dire que nous avons été roulés dans la farine, en attendant d’être frits, n’est donc qu’une constatation très optimiste quant aux conséquences réelles des décisions prises lors de ces « négociations ».  Nous ne tarderons d’ailleurs pas à en faire les comptes, ou plutôt les décomptes, dans nos portefeuilles…

Novembre 25, 2012

En Campagne…

Et bien non: je ne suis pas en campagne électorale! Inutile donc de chercher mon nom sur les listes. « En campagne », cela veut simplement dire que j’erre dans les espaces désolés de notre actualité, où se côtoient joyeusement marécages et dépotoirs divers… pour essayer d’y trouver un petit coin de verdure dont je pourrais vous entretenir! Un espoir hélas! déçu malgré le temps consacré à ma pérégrination…

Il faut reconnaître que la période n’est pas très favorable. Il y eut d’abord la rentrée scolaire, et l’illustration des aberrations concoctées par l’inénarrable Communauté française. Une situation qui ne s’est jamais produite au temps où il n’y avait qu’un seul ministre compétent pour l’ensemble de l’enseignement national. Aujourd’hui, pour la seule zone francophone, ils sont trois à se partager le gâteau, et tout ce qu’on peut en  conclure, c’est que rien ne va plus! Non seulement des enfants se retrouvent sans école,  50% des profs abandonnent la profession après quelques années de calvaire et la qualité de l’enseignement chute de plus en plus rapidement…

Puis notre gouvernement s’est senti obligé de perdre des jours entiers à discutailler des conditions de la liberté conditionnelle, des peines « incompressibles » et autres problèmes posés par l’incroyable nombre de nos délinquants… Ne serait-il pas plus simple d’abroger purement et simplement la loi « Lejeune » et ses modifications et adaptations de 1930, 1964 et 1998, et décider que la liberté conditionnelle pourrait être accordée par le T.A.P uniquement aux condamnés subissant une première peine de moins de cinq ans, après qu’ils en aient purgé au moins 50% du temps? Pour ceux condamnés à davantage, il serait possible d’envisager la chose après 70% du temps. Et pour les récidivistes, RIEN: ils iraient jusqu’au bout de leurs responsabilités! Car il faut être réaliste: celui qui a goûté de la prison, et qui envisage sereinement d’y retourner, n’a aune envie de se réadapter dans la vie sociétale. S’il veut prendre des risques, il doit en assumer les conséquences! De  même, dans une idée de prévention, il serait positif de jeter systématiquement, même pour un bref délai « de réflexion », dans une VRAIE prison les mineurs délinquants, et non les placer dans des centre de vacances baptisés IPPJ où les renvoyer chez eux avec une admonestation paternaliste, afin qu’ils puissent évaluer correctement quel serait leur avenir s’ils persistaient dans leurs erreurs… Une section où ils seraient évidemment séparés des adultes pour éviter qu’ils les pervertissent… (*) Mais j’entends déjà les hordes des gauchos-bobos crier haro dans mon sillage…

Autre mini-tornade sociale: la « révolte » des transporteurs routiers, confrontés à une « concurrence déloyale » de la part de certains  agriculteurs. Il est vrai que, dans mon « village » où s’effectuent de grands travaux de dépollution du sol, je vois passer journellement des tracteurs, incontestablement agricoles, tirant d’énormes remorques chargées de terres et matériaux divers. Il est de fait que ces véhicules ne payent ni les taxes de roulage, ni les accises sur les carburants, et que leur usage dans l’exécution de transports qui n’ont rien à voir avec l’agriculture ou l’horticulture, ne me paraît pas légitime… Mais pourquoi nos gouvernants n’ont-ils jamais pensé à prévoir des barrières nettes quant à l’usage des véhicules agricoles? Ils en mettent bien d’autres en place pour d’autres activités sans aucune nécessité! Pourquoi aussi autoriser d’importants transports de matériaux par la route, alors que les sites concernés sont en bordure d’un canal à grand gabarit? Mais faut-il encore s’étonner de l’imprévoyance et de la nullité d’hommes politiques plus intéressés par le détricotage, à leur profit, de l’unité nationale que par le bien-être de leurs électeurs?

Quant à la « campagne électorale », on n’en parle pas beaucoup jusqu’ici. Il faut dire qu’avec les restrictions financières imposées aux candidats, il ne leur est guère possible de se faire connaître! Faut-il souligner que cela fait l’affaire des grands partis, seuls capables d’attirer l’attention du public, et de favoriser LEUR ordre de préférence de leurs postulants en incitant les électeurs à voter « en case de tête »? Ajoutons à cela cette aberration de permettre à des gens « en vue » de se présenter sur des listes en n’ayant aucune intention de remplir effectivement le mandat qu’ils sollicitent? Ce n’est malheureusement pas encore cette fois, ni même peut-être jamais, que nous pourrons bénéficier d’élections vraiment « démocratiques », sans devoir subir les effets dictatoriaux de la « particratie »!

Quant à moi, cette « partie de campagne » m’a permis de découvrir d’autres aspects peu amènes caractérisant les chemins tortueux et défoncés de notre monde perdu… Malgré quoi, en cette fin d’été, je n’ai pas trouvé les colchiques dans les prés…

Septembre 12, 2012

(*) Mais qui pervertirait qui?

Droit d’Asile…!

Le grand événement de ces mi-vacances – à part le décès de l’inénarrable Michel Daerden – c’est la libération conditionnelle de Michelle Martin. Tous les médias se sont déchaînés sur le sujet, faisant de cette femme une sorte d’ennemie publique n°1, alors qu’elle n’est en fait que l’ombre de son abominable mari. Une ombre assez compacte pour en cacher d’autres, dont elle s’est toujours refusée à parler.

Là gît le véritable problème de la relâche de Michelle Martin: comment éviter qu’elle soit victime d’un « accident » une fois qu’elle sera libre? D’autant qu’il serait fort aisé d’en attribuer la responsabilité aux opposants à cette libération, certains d’entre eux s’étant montré suffisamment agressifs pour justifier n’importe quoi! Il faut se souvenir, dans cette affaire, de la « tentative d’évasion » de Marc Dutroux, armé d’un pistolet dont « on » savait qu’il n’était pas chargé, ce dont personne n’avait avisé les gendarmes et policiers le recherchant… Cela ressemblait vraiment trop à un épisode de Tintin dans « Le Sceptre d’Ottokar »… Avait-« on » tellement peur qu’il se mette à parler?

C’est qu’il y en a des choses que l’enquête n’a toujours pas dévoilées! La première étant QUI a enlevé Julie et Mélissa? Ensuite QUI versait des sommes importantes sur le compte en banque de Dutroux, que ne justifiaient aucune de ses activités « professionnelles »? De QUI étaient les traces relevées par les enquêteurs dans la cellule, et rejetées comme « non suspectes » par l’instruction? Normalement, personne n’aurait du avoir accès à cet endroit avant le passage de la police scientifique … On pourrait dresser un catalogue de tout ce qui a « foiré » dans cette enquête, mais personne ne nous dira à cause de qui ou quoi… car l’affaire est « classée » et ne pourrait être reprise que par la découverte d’un sérieux « élément nouveau ». Mais à présent QUI l’apportera?

Pour en revenir à Malonne et à ses Sœurs Clarisse, il serait peut-être bon de rappeler que ces religieuses ne font qu’appliquer un des grands principes de leur Église: celui du Droit d’Asile. De tout temps l’Église a toujours accepté d’abriter dans ses murs les criminels, pour autant qu’ils fassent preuve de repentance. Les Sœurs ne pouvaient donc pas, moralement, refuser la demande de Michèle Martin, sauf à se le voir interdire par leur Supérieure ou par le Pape en personne, puisque la Justice civile lui accordait une sorte de « main levée ». Il est donc tout-à-fait injuste de s’en prendre à elles ou de critiquer leur décision. S’il y a quelqu’un à critiquer dans cette affaire, ce sont ceux qui ont pondu nos lois laxistes et c’est vers eux que doivent se manifester les opposants, sans troubler la tranquillité d’un couvent dont les occupantes ne font que ce qui leur paraît être leur devoir.

D’ailleurs, personne ne peut prédire ce que sera l’avenir de Michèle Martin à Malonne. Peut-être est-il exact qu’elle se repend sincèrement des actes de sa vie gâchée, peut-être veut-elle sincèrement réparer, dans la mesure de ses moyens, les torts qu’elle a contribué à causer. Mais n’oublions pas qu’avant d’indemniser les victimes, elle devra d’abord payer ses frais de procès, amendes et autres taxes laissées en suspens… Et il lui faudra très, très longtemps pour cela!

Août 6, 2012

Illégitime défense?

Région de Charleroi. Un père de famille, réveillé en pleine nuit par le bruit provenant de la maison voisine,  appartenant à sa mère absente, va voir ce qui s’y passe. Il se trouve confronté à un groupe de cambrioleurs qui le menacent d’un couteau. Il retourne chez lui, prend un fusil de chasse et revient leur intimer de s’en aller. Mais on le menace derechef et il tire. L’un des malfrats est abattu et mourra à l’hôpital, les autres s’enfuient et courent toujours. Quant au père de famille, il se retrouve en prison, inculpé de « coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». On croit rêver, mais c’est la Belgique en 2012!

Les adeptes du « politiquement correct », âmes sensibles particulièrement concernées par le sort de tous ceux qui ne respectent pas nos lois « injustes » ou « antisociales », proposeront sans doute d’organiser une « marche blanche » en mémoire du truand abattu et pour demander « justice » pour son « assassin ». Cela s’est vu à Tubize, à Liège, à Bruxelles… au point que les citoyens – une large majorité –  qui pensent encore « normalement », en arrivent à se demander dans quel pays ils vivent! On entendra aussi des « avocats » prétendre que ce père de famille aurait du se contenter d’appeler la police, ou évoquer le « Far West » si les citoyens comme vous et moi étaient armés,  préconisant plutôt la « sécurisation » électronique… Mais une expérience,  tentée par une grande chaîne TV pour tester l’efficacité des systèmes d’alarme, a vu les « bandits-journalistes » déménager pratiquement les trois-quarts d’une maison en plein jour, pendant que hurlait la sirène , et la police arriver 20 minutes après leur départ! Soyons clairs:  avons-nous encore le droit d’acquérir des biens, des objets, d’une certaine valeur, ou devons-nous nous contenter du minimum indispensable (et invendable) pour éviter de « provoquer » les vols? Nous faut-il laisser nos portes ouvertes pour éviter les effractions? Est-il recommandé  d’aménager en chaque maison, chaque appartement, une « safe room » pour s’y réfugier avec sa famille en cas d’intrusion? Et si nous avons un surplus d’argent, devons nous en faire don à l’État plutôt que de créer une situation de « provocation » dans notre quartier, notre entourage? C’est en tout cas ce que l’on peut déduire de l’attitude et des réactions de notre monde politico-judiciaire. Comme si, à force de voir manipuler constamment et impunément notre Constitution par nos parlementaires, ses principes – dans ce cas particulier celui d’inviolabilité du domicile – ne paraissent plus pour eux que des « chiffons de papier »… Nos concitoyens n’auraient donc plus qu’à se résoudre à se voir dépouiller du fruit de leur travail sans rien dire, car Marx n’a-t-il pas écrit: « La propriété, c’est le vol »?

S’il est vrai que la Constitution déclare clairement que nos domiciles sont « inviolables », dans la réalité, il semble de tout le monde a le droit d’y pénétrer sans y être invité, pour y faire à peu près n’importe quoi. A commencer par les fonctionnaires. Les lois, arrêtés royaux, décrets régionaux et autres règlements communaux  ont réduit à rien l’effet de ce prescrit constitutionnel. C’est d’ailleurs en s’appuyant sur ce fatras de textes que des magistrats dénient aux propriétaires le droit de prendre quelque mesure que ce soit pour en défendre l’accès. La « violation de domicile » n’est donc pratiquement plus considérée comme une infraction grave, à moins qu’il y ait eu « bris de clôture » ou « effraction », celles-ci étant incontestables. De ce fait il est donc généralement considéré que nul n’a le droit de faire quoi que ce soit pour défendre ses biens ou ceux des autres. Seules les menaces contre les personnes peuvent être prises en compte. Mais quand quelqu’un pénètre chez vous, de nuit, y vient-il uniquement pour voler? Si c’est dans ce but, pourquoi porte-t-il éventuellement une arme?

Sans doute pour simplifier la situation, nos politiciens tellement dévoués à la sécurité publique, et surtout à la leur, ont décidé que la détention d’une arme doit être interdite aux particuliers, sauf pour « raison sportive ».  Des armes qui devront être conservées sous clés, et leurs munitions séparément, également sous clés. Donc inutilisables en cas d’urgence. Une décision particulièrement hypocrite dont le seul résultat réel est de supprimer aux citoyens tout droit à la légitime défense, tout en protégeant les éventuels agresseurs de toute « mauvaise » surprise…  Car comment se défendre « proportionnellement », pour autant qu’on en ait la possibilité, face à une arme, même si elle n’est pas « à feu »? Dans le cas de notre père de famille Carolo, aurait-il pu exhiber un sabre? Mais non! En fait il aurait du appeler la police, ne pas intervenir et attendre sagement qu’elle arrive après que les voleurs se soient envolés avec leur butin. La situation devient telle chez nous que beaucoup de victimes de « petits » délits, n’étant pas assurées, préfèrent ne pas perdre leur temps à déposer plainte. Cela arrange tout le monde, à commencer par les statistiques…

Alors, que devient dans tout cela l’inviolabilité du domicile? Et bien elle n’existe plus que sur le papier, comme une vague circonstance aggravante au cas où un malfrat serait assez maladroit pour se faire prendre. Ce qui serait de toute façon compensé par le fait qu’il a connu une enfance malheureuse, que ses parents étaient alcooliques ou séparés, qu’il n’a pas réussi ses études (parce qu’il séchait les cours…), qu’il n’a pas pu trouver un emploi ou qu’il vient de sortir de prison (après deux ans, alors qu’il était condamné à dix…) et qu’il s’est senti « provoqué » par l’étalage de la « richesse » de ses victimes, lui qui est « quasiment » un SDF…  Et s’il a tué quelqu’un c’était uniquement « pour faciliter le vol », ce n’était ni un meurtre, ni un assassinat, ce qui ne peut être le cas que pour un « nanti » qui prétendrait avoir voulu se « défendre »…

Alors, chers lecteurs et concitoyens, retenez bien ceci: si, dans votre domicile « inviolable » vous entendez du bruit la nuit, essayez de vous barricader dans votre chambre avec votre famille (les enfants sont souvent utilisés comme otages), appelez la police (on ne sait jamais!) et résolvez-vous à constater le lendemain ce qu’on vous aura pris. Ou alors, si les agresseurs vous surprennent (ce qui est plus généralement le cas), restez calmes, souriants, même s’ils se livrent à des viols collectifs, ce qui vous évitera peut-être d’être tués en plus. Ce n’est pas garanti: on l’a vu avec les tueurs de Wemmel l’an dernier, mais on peut essayer… Dans tous les cas, remerciez – si vous en avez encore l’occasion – nos géniaux politiciens pour vous avoir dénié tout droit à vous défendre et à « risquer votre vie »,  en vous souvenant dans l’isoloir qu’il serait peut-être temps de renoncer à vos (mauvaises) habitudes… Et oubliez définitivement ce qui survivait éventuellement de vos illusions!

Juillet 8, 2012

Entrain ou en train?

Le grand inconvénient, quand on habite « la province », c’est – à moins d’être automobiliste – d’avoir à se déplacer en train. C’est d’ailleurs, et théoriquement,  le moyen le plus facile et le plus économique  pour « navetter » de et vers la « grande ville »… Un moyen sympathique, convivial, folklorique et traditionnel… L’ennui, c’est qu’il s’avère, à l’expérience, très peu fiable. Certes, les trains sont « à peu près » à l’heure, ils ne sont pas trop souvent « annulés » et les grèves sauvages de leur personnel ne sont pas trop fréquentes… Mais n’empêche: on ne peut parler d’une fiabilité rassurante! Sans vouloir ratiociner il faut cependant constater que quelque chose ne va vraiment plus à la SNCB!

Assez paradoxalement, il semble bien que ce soit l’extension de la gestion informatique qui paraît avoir généré puis amplifié cette situation. Mais les ordinateurs ne sont que des machines, dépendant des programmes qu’on y insère et des opérateurs qui les manipulent. Les programmes? Parlons-en! Achetés sur base des principes en vigueur à l’État, ils ont sans doute été choisis en fonction de leur prix, sur base d’un « cahier des charges » trop approximatif…. Quand aux opérateurs, on peut se demander s’ils ont été désignés pour leurs compétences ou sur la présentation de leur « carte du Parti » ou du Syndicat… De toute façon, en matière de « dispatching », ils sont confrontés chacun à cinq écrans différents à surveiller simultanément… Ajoutons, en ce qui concerne les véhicules, que la société s’est équipée d’un matériel se répartissant en CINQ catégories différentes, incompatibles entre elles! Au temps des locos-vapeur il était possible de garder, dans les stations principales, une locomotive « haut-le-pied » prête à intervenir en cas de panne technique. Maintenant, grâce à la diversification, ce n’est plus possible. De toute façon, rares sont les conducteurs capables – ou brevetés – pour manœuvrer ces cinq types de trains!

On ne comprend plus la politique de gestion de la compagnie nationale: depuis la dernière guerre, il est bien connu que la standardisation est le moyen le plus économique de développer un parc de matériel. On aurait donc pu s’attendre peut-être à des types de véhicules différents, mais au moins à des moyens de connexion « standards » et à des postes de conduite similaires. Il n’en a rien été. A présent, avec le « trou » financier qui affecte l’avenir de la compagnie, il est difficile de faire marche arrière! Et la scission du géant, imposée par l’Europe, n’a évidemment pas arrangé les choses: une société gère l’infrastructure, une autre le trafic et une autre encore le matériel. Dans le « privé » cela pourrait peut-être fonctionner, mais dans le « public » tout semble devoir se compliquer… Particulièrement à cause de la « réunionite », cette grave maladie qui semble affecter tous les départements des organisations touchant de près ou de loin à l’État…   Le résultat en est qu’il faut des mois, voire des années, pour prendre la moindre décision, adopter le plus simple des projets… C’est à se demander comment « ils » ont pu réaliser leurs mega-projets de Liège et d’Anvers, et de concevoir celui de Mons. Mais c’étaient, bien sûr, des réalisations inutiles et particulièrement coûteuses!

Un exemple frappant de cette incapacité à développer des infrastructures nécessaires est le RER. Véritable « monstre du Loch Ness » ferroviaire, il voit sa réalisation retardée d’année en année. Il est probable que, quand ses premiers véhicules seront mis en service, on n’en aura probablement plus besoin, de nouveaux moyens ayant déjà remplacé le rail… En attendant on construit à grands frais la méga-station Schuman et des bouts de voies, assorties de nouveaux ouvrages d’art, à droite et à gauche au gré de l’obtention des permis de bâtir. Mais il reste une masse de liaisons irréalisables entre ces sections par le fait de nombreux « recours », parce que le gouvernement fédéral n’a pris aucune mesure pour prioriser le développement des chemins de fer. De son côté, pour faire un peu illusion sans doute, la SNCB met en service des « City Rail », des rames d’automotrices vieilles parfois de 50 ans ou plus, vaguement retapées, sur des lignes desservies à des fréquences ridicules, voire même pas du tout les week-ends et jours fériés.

Pour en revenir aux soucis les plus immédiats des usagers, c.à.d. les retards des trains, il est fort probable qu’ils sont la conséquence d’horaires établis sans tenir compte des particularités locales, ni de l’usure de plus en plus dramatique du matériel. Et nous ne parlerons pas de la lassitude d’un personnel auquel on en demande toujours plus. De nombreux convois tombent en panne et sont tout simplement « supprimés », de même que s’ils accusent un retard trop important, parce que les « suppressions » ne sont pas prises en compte dans les statistiques des « retards »… Ce qu’en deviennent les voyageurs, c’est leur problème! De toutes façons, ils n’ont généralement pas le choix!

Aujourd’hui, le Ministre Wathelet propose de réduire la monstrueuse trinité à deux entités, mais les syndicats n’en veulent pas! D’ailleurs, a-t-on déjà vu ou entendu les syndicats approuver une initiative marquée au sceau du bon sens? Alors, que deviendra demain notre société trinitaire? Faudra-t-il en arriver, dans l’intérêt des voyageurs, à privatiser entièrement le transport public? Si c’est ce que désirent les syndicats, il est certain qu’ils sont sur la bonne voie!

Juin 7, 2012

Le Changement? Ah bon!

Les Français l’ont décidé: « Le changement… c’est maintenant! ». On pourrait rappeler beaucoup de ces slogans utilisés au Sud de nos frontières, qui se sont révélés aussi creux que leurs auteurs…  Mais, considérant ce qu’il en est advenu, ce serait certes du temps perdu! Cependant, je ne dirai pas de mal de ce malheureux (!) François Hollande, sauf qu’il est un de ces riches qui prétend vouloir aider les pauvres, pas pour l’argent – il en a bien assez – mais pour sa gloriole personnelle. Aurait-il souffert, dans sa jeunesse, d’un manque d’affection parental? Je m’inquièterai cependant pour son avenir,  propulsé comme il l’est au sommet de l’État par un électorat davantage motivé par un anti-Sarkozisme virulent que par un idéal « socialiste », et par une constellation politique soi-disant » de gauche », aux intérêts aussi divers que subjectifs. Comment va-t-il s’en tirer, après ses promesses aussi idéologiquement correctes qu’imprudentes, surtout pour l’avenir de la France… nous ne manquerons pas de le découvrir!

En attendant, chez nous, notre PS se rengorge car, tout comme il croit – ou essaie de nous faire croire – avoir « gagné » les dernières élections, il se voit déjà invité à partager le pouvoir au sein d’une « Fédération France-Wallonie »,  qui n’existe et n’existera  – j’espère – que dans les intellects fatigués de ses comitards.  Hors ces phantasmes médiatiques, ici, en tout cas, on ne perçoit encore aucune trace des « changements » qui nous avaient été promis, qu’il s’agisse de la « bonne gouvernance » ou de la « dépolitisation » des institutions… Confiance citoyens – pardon – Camarades: sous l’inspiration de François Hollande, l’ami d’Elio, tout cela devrait changer… bientôt!

Mai 7, 2012

Fatigué!

Posted on 18 mars 2012 by admin

Oserais-je l’avouer? Je suis fatigué! Très fatigué! Pas seulement par un déménagement qui n’en finissait pas, mais aussi par les nouvelles que je ne pouvais m’empêcher d’entendre et voir grâce (?) à la TV! Le déménagement, c’est toujours une épreuve très désagréable. D’autant plus qu’avec les années qui passent on se sent de moins en moins capable d’assumer les efforts nécessaires. A moins de disposer d’un budget confortable pour le faire exécuter par des « mercenaires » … ce qui n’était pas mon cas! Heureusement, il se trouve encore des amis – mais de moins en moins avec l’âge – pour donner le coup de main sans lequel on se retrouverait dans le potopot! Quant aux nouvelles, on ne peut malheureusement rien faire pour les modifier, du moins dans notre semblant de démocratie. Il faut les subir et payer la note, et surtout ne pas protester car ce serait du temps et de l’énergie perdues dans le vide sidéral de notre monde politique. Je dis « vide » car il faut bien constater que la pensée de nos dirigeant est tout entière axée sur l’argent qu’ils peuvent encore racler dans nos portefeuilles. Car pour eux, il est impensable de faire des économies en supprimant ces milliers de mandats inutiles et très coûteux, par lesquels ils récompensent leurs mignons moflés aux élections. De même, en réduisant de 5 misérables pour-cent leurs pharamineux émoluments – pharamineux pour le travail effectif qu’ils prestent en faveur du « bien de la nation » –  ils ne réalisent même pas qu’ils insultent le monde du travail, soumis à une des plus haute pression fiscale au monde! Ces gens ont apparemment perdu tout sens des réalités!

Un exemple, avec le drame de Liège, cette incroyable affaire Amrani. Voilà un personnage trouvé en possession d’un véritable arsenal d’armes de guerre, avec atelier de réparation pour celles-ci. Et quand on parle « d’armes de guerre », il ne s’agit pas de celles des deux derniers conflits mondiaux, mais bien d’engins des plus actuels: fusils d’assaut, mitrailleuses, mortiers, munitions et j’en passe… Mais ce monsieur est relâché sur prétexte de la prolongation de la « période de grâce » pour la déclaration des armes suite à la loi de 2006. Décision tout-à-fait incompréhensible: ces armes n’entraient pas dans la catégorie des armes « civiles » et ne pouvaient en aucun cas être détenues! En plus, elles étaient fort probablement le produit d’un ou plusieurs vols dans des dépôts militaires. Amrani aurait logiquement du rester en prison et son arsenal être saisi. Mais il est libéré, et il semble qu’il retrouve matériel et outillage. On sait ce qu’il en advint! Réaction des ministres Milquet et Turtelboom: on va interdire la vente des armes de collection! Personne ne peut voir le rapport entre les armes de collections et le drame de Liège! Un drame où furent utilisés un fusil FAL et un pistolet Browning, qui n’entraient d’aucune façon dans la liste des « armes de collection »! A part ces politiciennes, qui paniquent et ne savent que faire pour essayer de faire croire au public qu’elles réagissent, nos médias vont « en remettre une couche ». On va même produire un « officier de police » qui viendra déclarer que l’on peut se procurer ces armes « très bon marché » (il n’a visiblement jamais fréquenté une bourse de collectionneurs ou un magasin spécialisé!) et que l’on peut faire « refaire facilement » des munitions pour celles-ci. On aime ou on n’aime pas les armes, mais on n’use pas d’arguments faux ou mensongers pour justifier une interdiction qui pourrait coûter des milliers d’euros à des citoyens qui n’ont jamais fait tort à personne, et n’ont jamais eu d’ailleurs l’intention d’en faire. Le travail d’un gouvernement n’est pas de punir des innocents pour les actes d’un détraqué ou d’un fanatique, actes facilités par les erreurs de fonctionnaires.  A moins qu’il ne soit sans doute pas possible, pensable, ou « politiquement correct » de sanctionner ces derniers…

Conséquences: des dizaines de milliers de Belges et étrangers résidents vont se retrouver dans l’illégalité, ou obligés d’abandonner gratuitement leurs armes de collection, acquises souvent pour des milliers d’euros, ou de demander un permis comme pour une arme réelle, au prix de 95,00 € la pièce! Tout ceci nous fait penser à une véritable opération de racket destinée non à garantir la sécurité publique, mais avant tout à ramasser un pactole, une taxe déguisée, par le biais du coût des autorisations. Que tout ce ramdam n’a aucun sens et n’obtiendra aucun résultat probant ne les impressionne pas:  ce qui compte pour nos ministres, c’est l’effet d’annonce, la possibilité de se montrer à la TV, et d’essayer de faire croire qu’ils sont « positifs ». Mais il ne faut pas se faire d’illusions: les collectionneurs ne rendront sans doute pas leurs armes, ne les déclareront probablement pas, pas plus que les Belges ne les ont rendues aux nazis en 1941. Pourtant ces derniers disposaient de moyens de « persuasion » ou de coërcision bien plus définitifs que ceux de nos autorités… Par cette action le gouvernement ne fera que renforcer le sentiment de mépris d’une population de plus en plus excédée par le laxisme vis-à-vis des vrais délinquants, et les sanctions, menaces et taxations diverses frappant ceux qui, dans ce pays, assument financièrement le fonctionnement d’un système de plus en plus contesté et contestable, c.à.d. ceux qui travaillent.

Je ne suis – heureusement – pas directement concerné par cette mesure, mais elle m’inquiète, car elle démontre l’irresponsabilité de ceux qui aujourd’hui prétendent nous gouverner, modifier le caractère de la Belgique et façonner l’avenir de nos enfants et petits-enfants. S’ils sont incapables de réagir sainement face à une action qu’on est tenté de qualifier de « terroriste », comment peuvent-ils prétendre réformer la structure de l’Etat, sinon sur base d’éléments aussi subjectifs que discutables par une future et différente majorité? Comment peuvent-ils prétendre que la Constitution « bétonnera » leurs décisions, alors qu’ils la manipulent impunément depuis près d’un demi-siècle?

Autre « flop »: s’il est trop tard aujourd’hui pour revenir sur le « sauvetage » des banques, on peut quand même s’interroger quant au refus de constituer une commission d’enquête parlementaire capable d’investiguer les responsabilités des administrateurs de ces institutions financières, aussi sur les conditions d’octroi des aides publiques, et sur le fait que des « parachutes dorés » ont pu être payés à certains, malgré une situation soi-disant désastreuse. Ces gens étaient-ils des « camarades »? Ou voudrait-on éviter que des ténors de certains partis soient éclaboussés, voire noyés, par un scandale?

Parmi les faits divers lamentables: les fournisseurs d’énergie, faisant fi des décisions gouvernementales, ont carrément augmenté leurs factures aux consommateurs à la date même ou devait débuter le « gel » des tarifs. Si ce n’est pas une gifle assénée en pleine face à nos chères (très chères) excellences, c’est en tout cas bien imité. Et que pourra faire notre inénarrable gouvernement fédéral? RIEN! Sinon aller en justice, ce qui prendra plusieurs années et n’aboutira sans doute à rien, l’arrêté de blocage ayant probablement été « mal rédigé ». Mais de leur part c’était bien joué:  nos dévoués ministres ont tenté de protéger nos intérêts et en ont été empêchés par ces vilains capitalistes sans scrupules! On nous prend vraiment pour des… mais à qui la faute?

Et puis il y a cette incessante chasse aux milliards. Non, pas aux œufs: au milliards d’euros. A quoi va donc servir cet argent? Pourquoi, tout d’un coup, cet accroissement du budget? Il y a la « dette » à rembourser, on le sait, et on paye pour cela depuis des années, mais elle a diminué nous a-t-on dit… Il y a aussi une certaine augmentation des dépenses de santé, mais on nous disait aussi que nous pouvions y faire face… Alors, pourquoi devrons-nous, tout d’un coup, dépenser des milliards d’euros en plus? Des milliards x 40,3399 anciens francs belges? Pour quoi, pour qui sont destinés à servir ces milliards? Cela, on ne nous le dit pas: secret d’Etat? Et on nous abreuve de bonnes ou mauvaises raisons, tout aussi obscures qu’incontrôlables, pour « l’expliquer ». Tout ce que nous devrons faire, en finale, c’est payer, car cet argent ne pourra venir que de notre poche! Mais est-ce bien normal dans un pays qui se prétend un parangon de démocratie?

Peut-être commencez-vous à comprendre pourquoi je me sens « fatigué »?

Joyeuses Pâques, quand même!

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